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«Convoi de la liberté» : une 17e journée de manifestations à travers le pays

Des manifestants sillonnent toujours les grandes villes du pays, 17 jours après le début de l’occupation de la ville d’Ottawa.

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Alors que les gouvernements de l’Ontario et du Canada continuent de se lancer la balle, le maire d’Ottawa, Jim Watson, les accuse de ne pas fournir suffisamment de ressources supplémentaires pour mettre fin aux manifestations dans la capitale fédérale.

Ayant demandé 1800 officiers supplémentaires au provincial et au fédéral, le maire Watson est confiant que du renfort devrait arriver d’ici 24 à 48 heures pour aider le Service de police d’Ottawa à mettre fin à cette occupation du centre-ville. «Toute la fin de semaine, j’ai travaillé avec nos partenaires provinciaux et fédéraux afin de leur souligner l’urgence [de la situation]», a mentionné M. Watson en entrevue à CTV News.

Dimanche, en plus de devoir contrôler près de 4000 manifestants et les quelque 300 véhicules en ville, les policiers doivent gérer un convoi de voitures en provenance du Québec qui s’étend sur 20 km de long.

Après une semaine de blocus, les manifestants ont finalement été délogés du pont Ambassador, qui relie Windsor à Détroit, au Michigan. Rappelons qu’une injonction avait été accordée vendredi afin de libérer le pont qui relit le Canada aux États-Unis.

Cependant, d’autres blocus sont à prévoir ailleurs au pays, alors que des mouvements se préparent sur les réseaux sociaux.

Ottawa se réveille 

Après près de deux semaines de mutisme, Justin Trudeau a finalement réuni, samedi, le Groupe d’intervention en cas d’incident afin de discuter des occupations et des barrages illégaux qui persistent aux pays. Le groupe devrait se réunir à nouveau dimanche.

De son côté, le ministre de la Protection civile, Bill Blair, n’exclut la possibilité de devoir invoquer la Loi sur les mesures d’urgence pour mettre fin à ces convois qui envahissent le pays. «Ce n’est plus à propos des vaccins. C’est autre chose et c’est profondément inquiétant», a-t-il déclaré en entrevue avec Mercedes Stephenson sur les ondes de Global, dimanche.ENCADRÉ

Les dates marquantes du «convoi de la liberté» : 

15 janvier : L'obligation vaccinale pour les camionneurs décrétée par Ottawa entre en vigueur. Désormais, seuls les camionneurs adéquatement vaccinés peuvent effectuer des voyages aux États-Unis.

22 janvier : Les États-Unis imposent à leur tour l'obligation vaccinale pour les camionneurs à leurs frontières avec le Mexique et le Canada.

23 janvier : Évoqué depuis plusieurs jours, le convoi prend réellement forme à partir du dimanche 23 janvier, date à laquelle des centaines de camionneurs se rassemblent dans la région de Vancouver et prennent la route d'Ottawa. Le convoi ira en grossissant tout au long de son périple jusque dans la capitale.

25 janvier : Devant l'ampleur que prend le convoi et sa campagne de sociofinancement, qui atteint 4,5 millions $, le site GoFundMe décide de geler les fonds amassés pour soutenir les manifestants, en attendant de savoir comment ils seront utilisés.

29 janvier : Le convoi arrive à Ottawa. Des milliers de personnes se rassemblent dans la capitale pour manifester somme toute pacifiquement, malgré quelques petits débordements, notamment près du Monument commémoratif de guerre d'Ottawa. En soutien à leurs confrères à Ottawa, des camionneurs bloquent la frontière à Coutts, en Alberta.

31 janvier : Lendemain de veille à Ottawa. Après deux jours de manifestations, la plupart des militants rentrent chez eux, mais le noyau dur des protestataires s'organise pour un long siège du Parlement. De son côté, le premier ministre Justin Trudeau réagit pour une première fois en critiquant les manifestants et en mettant l'accent sur les débordements, notamment sur les symboles haineux.

4 février : GoFundMe annule officiellement la campagne de sociofinancement des camionneurs, dont la cagnotte dépassait les 10 millions $. Après tergiversation, la plateforme a promis de rembourser les donateurs.

5 février : Au tour de Québec de se retrouver confronté au «convoi de la liberté». La police, mieux organisée qu'à Ottawa, évite de laisser les camionneurs s'installer et s'assure que tout le monde s'en aille le lendemain soir. D'autres villes, dont Toronto, ont aussi droit à leur convoi.

7 février : Des manifestants bloquent le poste-frontière du pont Ambassador, un lien vital pour le commerce canado-américain à Windsor. Sa fermeture est dénoncée de toute part, jusqu'à la Maison-Blanche.

12 février : Après Ottawa et Québec, c'est au tour de Montréal de devoir gérer une manifestation liée au convoi, accueilli par bon nombre de contre-manifestants. Le tout se déroule pacifiquement.

13 février : La police de Windsor termine le travail entamé samedi en délogeant les derniers manifestants du pont Ambassador, procédant à des dizaines d'arrestations.

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