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La situation chaotique au port de Los Angeles contribue aux ruptures de stock

Les tablettes vides sont monnaie courante dans bien des commerces, un problème dont l’origine remonte parfois jusqu’au port de Los Angeles.

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Même si plus de 10,5 millions de conteneurs ont transité par ce port gigantesque en 2021, les dernières années ont été éprouvantes pour ses travailleurs et gestionnaires, rapporte notre correspondant Richard Latendresse de passage en Californie. 

Les politiques commerciales et les droits de douane que les Américains et les Chinois se sont imposés durant la présidence de Donald Trump ont fait chuter les affaires de 16 % en 2019.

Puis, en 2020, notamment en raison du choc causé par la pandémie, les activités du port californien ont chuté de 19 %.

 Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Richard Latendresse sur QUB radio:   

Depuis, la vente au détail est repartie à la hausse, mais les cargos chargés de conteneurs peinent à effectuer leurs livraisons et s’entassent aux abords du port, trop nombreux pour la capacité d’accueil de celui-ci.

«C'est comme une autoroute de dix voies à Los Angeles qui est réduite à cinq voies. La circulation avance, mais pas au rythme espéré et si la personne à côté ne vous laisse pas accéder dans une voie, vous serez laissé derrière», explique Eugene Seroka, directeur exécutif du port de Los Angeles.

À l’heure actuelle, il y a toujours 76 cargos partis d’Asie qui attendent d’entrer au port de Los Angeles ou de Long Beach, tous deux situés dans la baie de San Pedro. Cette situation contribue directement aux retards de livraison de plusieurs types de produits comme les jouets.

Quant aux distributeurs et détaillants d’articles provenant de l'autre côté du Pacifique, ils doivent non seulement faire face à des retards d’environ deux à trois mois, mais aussi à une hausse des prix de transport à partir de la Chine. 

Les transporteurs routiers peinent aussi à la tâche   

Malgré la demande qui atteint des sommets dans le transport routier, la situation n’y est pas nécessairement plus rose que dans le transport maritime.

Pour différentes raisons, telles que le manque de chauffeurs et la rareté des châssis conçus pour accueillir les conteneurs à transporter, ceux qui travaillent dans ce secteur peinent à suivre le rythme imposé par le marché. Les retards de livraisons continuent donc de s’accumuler et la chaîne d’approvisionnement est perturbée.

Et même si la Maison-Blanche prend des moyens pour que le port soit en opération 24 heures sur 24, cela ne changera rien selon Will Sibrian, dirigeant d’une entreprise de camionnage.

«Légalement, les chauffeurs ne peuvent conduire plus de 12 heures par jour (...) qui veut travailler à deux heures du matin présentement? Je n’arrive même pas à trouver des camionneurs pour le quart de jour» déclare-t-il.

Voyez le reportage complet de Richard Latendresse dans la vidéo ci-dessus.

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