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Pénurie de main-d’œuvre: la situation reste préoccupante chez les pharmaciens

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Photo Adobe Stock

Le taux de pénurie de pharmaciens dans les établissements de santé de l’Île de Montréal s’élevait à 17 %, soit 92 postes de pharmaciens d’établissements non comblés au 1er avril 2021, selon la dernière enquête annuelle de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES).

Les jours de dépannage se sont quant à eux élevés à 244 jours, ce qui représente une augmentation de 80 jours comparativement à l’année précédente, à pareille date, selon l’APES.

À l’échelle du Québec, c’est environ un poste de pharmacien d’établissement sur cinq (18 %) qui était non pourvu. Toujours au 1er avril 2021, l’enquête a révélé que 280 postes en équivalent temps complet (ETC) étaient non comblés et que 6238 jours de dépannage ont été requis du 1er avril 2020 au 31 mars 2021.

«L’insuffisance de pharmaciens est d’autant plus préoccupante du fait qu’elle affecte l’ensemble de la couverture de soins pharmaceutiques du réseau de la santé. En effet, selon des données internes de l’APES, de nombreux CHSLD n’ont pas de pharmaciens pour prendre en charge la pharmacothérapie des patients et la situation est tout aussi problématique pour les soins de courte durée», peut-on lire dans un communiqué.

L’enquête révèle que dans l’ensemble de la province, seulement 27 % des besoins de soins pharmaceutiques des patients sont couverts en santé mentale, alors qu'ils sont couverts à 42 % dans les urgences et à 26 % pour les patients atteints de maladies rénales, dont ceux en dialyse.

Renouvellement d’une entente de travail

Même si les pharmaciens ont renouvelé leur entente salariale, le 20 janvier dernier, ils estiment que «la situation est encore loin d’être résolue».

«La nouvelle entente de travail contribuera certainement à soutenir les efforts d’attraction et de rétention de pharmaciens en établissement. On doit cependant s’assurer en tout temps de demeurer compétitif avec les pharmacies privées sur le plan du salaire offert aux pharmaciens salariés», a indiqué le président de l’APES, le pharmacien François Paradis.

Les pharmaciens souhaitent que le gouvernement pose «des gestes concrets pour valoriser la profession» et demandent notamment d’augmenter les admissions à la maîtrise et de rendre le programme plus accessible aux étudiants, en leur permettant de suivre le bloc de cours à distance par exemple. «En offrant plus de flexibilité, une telle mesure faciliterait la formation de nouveaux pharmaciens, particulièrement en région», a souligné l’APES.

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