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Confrontations, arrestations et remorquages à Ottawa

Plus de dix heures après le début de l'opération, la police canadienne était toujours vendredi soir à pied d'oeuvre pour déloger les derniers camionneurs et manifestants qui bloquent Ottawa depuis trois semaines pour protester contre les mesures sanitaires.

D'autres camions ont quitté le centre-ville d'Ottawa. Les policiers s'affèrent à en remorquer certains, alors que des camionneurs décident de quitter volontairement. 

En fin de soirée, les policiers ont clôturé l'espace où se trouve les manifestants, les empêchants ainsi d'avancer encore plus. L'opération de remorquage devrait se continuer pendant la nuit.

Les forces de l'ordre, déployées par centaines dans les rues de la capitale fédérale, ont annoncé avoir interpellé plus de 100 personnes et remorqué une vingtaine de véhicules.

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En début de soirée, d'autres camions ont quitté le centre-ville d'Ottawa. Des camionneurs ont été autorisés à retourner à leur camion avec la condition qu'ils les déplacent. Ainsi, les équipes de TVA Nouvelles ont observer plusieurs camions quitter la zone rouge. 

Des conséquences à prévoir pour les manifestants arrêtés  

En début de soirée, le nombre d'arrestations a été revu à la hausse, les autorités annocant avoir arêté au moins 100 manifestants. 

En entrevue au TVA Nouvelles, l'ancien inspecteur du SPVM André Durocher, a affirmé que les individus interpellés par la police étaient tous pris en charge par au moins un agent, de manière à éviter de se retrouver avec des «prisonniers orphelins». 

Cette facon de procéder facilitera les procédures judiciaires à venir, puisque les circonstances de chaque arrestation sont ainsi notées et pourront être présentées de façon précise devant la cour.

La police d'Ottawa affirme que des manifestants agressent des agents et tentent de leur retirer leurs armes, les forces de l'ordre continuent de progresser dans la ville. 

Elle a aussi annoncé en début d’après-midi vendredi avoir procédé à 70 arrestations depuis le début de l’opération qui doit permettre la fin du blocus au centre-ville.

«À 15h, nous avons interpellé 70 personnes accusées de multiples infractions», a déclaré le chef par intérim de la police Steve Bell. 

Il a ajouté que cette opération, qui se déroulait «comme prévu» et prendrait «du temps».

En fin d'après-midi, des membres de la police montée se joints à leurs collègues qui tentaient de déloger les manifestants. 

Cette mesure visait à créer une distance de sécurité. Une personne a jeté une vélo sur un cheval dans le but de le blessé. Cette personne a été arrêtée pour avoir intentionnellement blessé un animal de police.

Capture d'écran Twitter / Police d'Ottawa

 

La police d’Ottawa assure qu’aucun manifestant n’a été blessé à la suite d’une altercation avec la cavalerie; les manifestants qui sont tombés devant les chevaux ont été en mesure de se relever et de s’éloigner.

Aucun cheval n’a non plus été blessé 

Les ponts Alexandra et Portage ont aussi été fermés aux piétons, ont confirmé les autorités. Seul le pont MacDonald-Cartier est accessible aux piétons.

Toute la matinée, les policiers ont avancé en rangs serrés pour encercler les manifestants.

Des véhicules blindés, des agents de la GRC à cheval et à pied, et des agents lourdement armés de l’unité tactique de la police de l’Ontario se sont mêlés aux policiers qui avancent en rangs.

«On tient la ligne!», ont crié les manifestants en brandissant des drapeaux pour se motiver les uns les autres, tandis que plusieurs se sont enfermés dans les camions et les pick-up pour faire face au rang de policiers.

D’autres ont chanté l’hymne national et appelé les policiers à se ranger dans leur rang. «Restez avec nous!», lancent-ils, leurs cris étouffés par le bruit continu des klaxons.

«Vous devez partir. Vous allez être arrêtés», ont répliqué les policiers à l’aide de haut-parleurs.

Certains agents n’ont pas hésité pas à briser des vitres de véhicules pour en sortir leurs occupants.

Lich et Barber                                                               

Hier, les forces de l’ordre ont mis en état d’arrestation Tamara Lich et Chris Barber, deux figures de la grogne contre les mesures sanitaires édictées par le gouvernement Trudeau. 

Trois chefs d’accusation ont été portés contre Chris Barber, 46 ans, de Swift Current en Saskatchewan. Quant à Tamara Lich, 49 ans, de Medicine Hat en Alberta, elle fait l’objet d’une seule accusation. 

D’autres arrestations ont aussi effectuées parmi les manifestants, hier.

Le SPO a aussi prévenu les manifestants, jeudi. «Le SPO tient à vous aviser qu'en vertu des lois provinciales et fédérales, vous vous exposez à de graves sanctions si vous ne cessez pas vos activités illégales et ne retirez pas immédiatement vos véhicules et vos biens de tous les sites de manifestations illégales», a gazouillé la police.  

Pat King, un des organisateurs du siège d'Ottawa, a été arrêté en fin de matinée alors qu'il publiait une vidéo en direct sur ses réseaux sociaux.

Enfants dans le blocus                                                        

Malgré l’intervention policière, la Société de l’aide à l’enfance d’Ottawa (SAEO) n’a pas eu à intervenir auprès des enfants ou des jeunes liés aux blocus, fait-elle savoir par communiqué. Aucun enfant ou jeune n’a été placé sous la garde de la Société.

La SAEO travaille en collaboration avec la police pour aider à assurer la sécurité et le bien-être des enfants au centre-ville, précise-t-elle.

Périmètre sécurisé                                                             

Le périmètre sécurisé au coeur d’Ottawa a aussi été élargi par les policiers.

Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Mario Berniqué, capitaine retraité de la Sûreté du Québec spécialiste des mouvements de foules sur QUB radio:

 Écoutez le résumé du journaliste Antoine Lacroix, en direct de l'opération policière d'Ottawa, sur QUB radio:  

 Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault tous les jours dès 13h05 sur QUB radio:

 - avec le Journal de Montréal et l'AFP

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