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Des organismes communautaires ont besoin de fonds en Mauricie

Des organismes communautaires de la Mauricie ont réclamé plus d’aide, lundi, afin de parvenir à remplir leur mission, d’autant plus que les besoins sont plus criants que jamais.

Il faut dire que la pandémie a empiré la détresse de plusieurs personnes. Manon Giroux, par exemple, doit s’occuper de sa tante et de sa mère, si bien qu’elle est proche aidante 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

«Je suis tombée dans la dépendance totale. On devait faire mon épicerie, personne ne venait [chez moi]. Mon intervenante sociale est venue la semaine passée, je faisais que pleurer», a-t-elle raconté à TVA Nouvelles.

Elle n'est pas la seule dans cette situation. Les regroupements de proches aidants s'attendent à une explosion des demandes de répit, mais la coordonnatrice du Regroupement des aidants naturels de la Mauricie constate que la banque de travailleurs autonomes est à sec.

Christiane Guilbeault a expliqué que les travailleurs ont quitté leur emploi en raison de la peur de la pandémie. «Ils se disent "je recommencerai quand la pandémie sera terminée"», a-t-elle déploré.

Comme le recrutement est des plus difficiles, l’organisme espère un miracle de Québec. «Tout augmente et on ne peut pas donner un salaire décent présentement», a poursuivi Mme Guilbeault.

L'organisme aurait besoin de 150 000 $ supplémentaires pour couvrir ses coûts, sous peine de conséquences désastreuses. «On veut éviter les placements, a insisté Mme Guilbeault. Le fait qu'on prend soin de l'aidant, on prévient l'épuisement, on prévient l'isolement et on prévient le placement de l'aidé.»

C'est dans ce contexte que les organismes communautaires du Québec font front commun. Ils réclament au gouvernement Legault le financement promis lors de la dernière campagne électorale.

Au Centre d'organisation mauricien de services et d'éducation populaire (COMSEP), la coordonnatrice, Sylvie Tardif avoue que le manque à gagner est de 400 000 $. «On est en train de prendre des décisions vraiment sérieuses de couper des services, de réduire le nombre d'heures qu'on va offrir pour pouvoir augmenter le tarif horaire», a-t-elle exposé.

Et si on coupe dans les services, que ce soit la francisation, l'aide aux devoirs, l'alphabétisation ou la préparation à l'emploi, les conséquences se feront sentir. «Les gens vont se retrouver au CIUSSS et c'est des services de moins. Et le communautaire ne coûte pas cher comparativement au réseau institutionnel», a-t-elle poursuivi.

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