/news/coronavirus

La COVID pourrait augmenter le risque de diabète

La COVID augmenterait les risques de diabète, particulièrement chez les jeunes de moins de 18 ans, selon une étude publiée par des chercheurs du Centre de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis.

«Il y a peut-être eu plus de gens qui ont développé le diabète de type 1 pendant la COVID, et on sait que, malheureusement, le virus, maintenant, est capable d’aller endommager les cellules qui produisent l’insuline», explique le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue à l’Institut de recherche clinique de Montréal. 

Au Canada, 400 000 personnes vivent avec le diabète de type 1. 

L’Institut de recherches cliniques de Montréal est sur le qui-vive, car déjà, tous les coûts reliés au diabète sont estimés à 3 milliards de dollars par année au Québec.

«Ça fait exactement 100 ans au Canada, mois pour mois, qu’on a traité pour la première fois un patient avec l’insuline. Avant, c’était une maladie qui était constamment mortelle», soutient le Dr Rabasa-Lhoret.

Mal contrôlée, la maladie peut entraîner des problèmes aux reins et la dialyse, des AVC, de la cécité.

Les spécialistes de l’Institut suivent actuellement plus de 700 patients qui ont le diabète de type 1. 

Pendant toute la pandémie, une nutritionniste et un médecin ont suivi des patients à distance grâce à un appareil électronique placé sur le ventre qui mesurait continuellement leur glycémie.

«J’ai eu la chance de garder une routine, d’aller au travail parce que les routines aident quand même à la gestion de la maladie», explique Josie Pilon, atteinte de diabète. 

«Il y a aussi un 25 % [de gens] pour qui ça a été plus difficile, souvent très relié aux problèmes de santé mentale, à la détresse qu’il peut y avoir et à la difficulté, quand on est en détresse, de se consacrer à la maladie», explique l’endocrinologue. 

«En étant coincée à la maison avec les enfants, je ne pouvais pas sortir autant dehors. Ça, c’était difficile de s’ajuster, réajuster toutes mes doses d’insuline en fonction de ça», affirme Nathalie Jouvet, patiente de l’Institut. 

«Parce qu’on est peut-être plus facilement à la maison, on peut plus facilement grignoter. Des fois, on se sent un peu isolé, on en a un marre aussi de gérer une maladie qui se gère vraiment 24 heures sur 24, à laquelle il faut tout le temps, tout le temps réfléchir», lance pour sa part Émeline Dagbert, patiente.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.