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Fraudes: des prestataires de l’assurance-emploi privés de revenus

Les tentatives de fraudes chez Services Canada continuent de causer de l’angoisse pour bien des résidents, des prestataires de l’assurance-emploi étant privés de revenus depuis des mois.

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«C’est complètement inhumain», a déploré le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas. «On a des dizaines, voire des centaines de personnes qui sont en détresse».

«On reçoit cinq à dix appels par jour et 80 % du temps, c’est toujours la même chose: c’est un vol d’identité», a ajouté Michel Dubé, coordonnateur chez Action populaire Rimouski-Neigette.

Les conséquences sont dramatiques. Des citoyens doivent faire le choix entre se loger, se nourrir ou même payer leurs médicaments. D’autres se résignent à trouver un plan B, voire un plan C.

«Des gens vivent sur leur carte de crédit. C’est plate à dire, mais il y a toujours les services de banque alimentaire et l’aide sociale [pour venir en aide entre-temps]», a-t-il mentionné.

Services Canada a refusé de répondre aux demandes d’entrevues de TVA Nouvelles.

Le ministère a toutefois confirmé dans un échange de courriels «qu’en temps de crise, le risque de fraude est encore plus élevé. Nous tenons à préciser que les comptes de Service Canada n’ont pas été piratés. Au Québec, Service Canada a mis en place un certain nombre de mesures pour accélérer le délai de traitement des dossiers, incluant l’embauche de personnes supplémentaires qui seront intégrées à l’équipe. Une autre mesure prise par Service Canada est la formation d’agents des Centres d’appels et des Centres Service Canada pour valider l’identité des clients dans le but de rétablir le paiement de prestations.»

«Mais le problème de fond n’est pas réglé. Le service informatique est désuet», a illustré M. Dubé.

«Le gouvernement [du Canada] nous informe qu’ils sont incapables d’améliorer le traitement des demandes, ce qui est inacceptable», a dénoncé le député.

Outre les lacunes informatiques, Services Canada serait également pris avec des problèmes de communication importants.

«Pour notre part, aux bureaux des députés, on n’a reçu l’information que deux semaines avant que la solution [de Services Canada] soit mise en place. Comment se fait-il qu’on soit une porte d’entrée fréquente au quotidien aux gens en situation d’urgence et qu’on reçoit seulement après deux semaines?», a souligné M. Blanchette-Joncas.

Des solutions à très court terme sont donc réclamées très rapidement.

«Est-ce que c’est possible de faire les vérifications après avoir déboursé les sommes? Comme il a été fait avec la PCU», s’interroge Maxime Blanchette-Joncas.

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