/news/coronavirus

Le masque deviendra un choix personnel

Une fois l’obligation du port du masque levée, il reviendra à tout un chacun de gérer ses risques, mais la santé publique entend donner des «signaux» à la population pour aider à s’y retrouver.

«C’est toujours un calcul de risque qui devra se faire par les personnes, pas un calcul minutieux, mais de se demander jusqu’à quel point je me sens à l’aise», a résumé le directeur national de la santé publique, le Dr Luc Boileau, en conférence de presse, jeudi.

Ainsi, si marcher à l’extérieur «ne représente aucun risque» d’être infecté par la COVID-19, danser à l’intérieur, dans un bar, «c’est une autre aventure», a résumé le scientifique.

Écoutez la chronique de l’analyste politique Marc-André Leclerc sur QUB radio:

«Signaux clairs»   

Les personnes «à risque» seront donc invitées à continuer de porter le masque, tout comme il restera obligatoire dans les milieux de soins, en CHSLD et pour les personnes récemment atteintes de la COVID-19.

Autre exemple: en «bon père de famille», le Dr Boileau pense qu’un enfant ayant récemment fait la maladie pourrait s’en passer, mais qu’il faudrait l’envisager dans le cas d’un autre qui a une «maladie, de l’asthme, par exemple».

Comme plusieurs citoyens sont inquiets par rapport à la levée de l’obligation du masque, comme en témoignent de nombreux messages qu’il reçoit, le Dr Boileau précise que la santé publique enverra des «signaux clairs» pour aider à s’y retrouver.

La CNESST publiera également bientôt ses recommandations sur les milieux de travail, ce qui devrait aider les employeurs à y voir plus clair.

10 jours de préavis   

D’ici la mi-avril, au plus tard, le port du masque ne sera plus obligatoire dans les lieux publics, a-t-on confirmé, mercredi. Québec devancera également de deux jours la levée de la plupart des mesures, incluant le passeport vaccinal, au 12 mars.

Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l'Institut national de santé publique du Québec, sur QUB radio:  

La santé publique se laisse toutefois un délai de dix jours à compter du début du mois d’avril pour envoyer sa recommandation au gouvernement de lever l’obligation du port du masque, le temps de voir comment la situation évolue.

Si une augmentation des cas est possible compte tenu de la semaine de relâche, une période «propice » aux contacts sociaux, elle ne devrait pas se poursuivre au-delà de la mi-avril, croit-il. «À la mi-avril, on va être à nouveau, s’il y a eu une augmentation, sur une pente descendante et ça va être correct», a ajouté le docteur.

Y aura-t-il une nouvelle vague à l’automne prochain? Le Dr Boileau avoue ne pas le savoir. Bien sûr le Québec n’est pas à l’abri d’un autre variant, qu’il compare à un «astéroïde qui [nous] tombe dessus». Dans tous les cas, le Québec sera «solidement prêt» à cette éventualité, selon le Dr Boileau qui espère d’ici là une «très belle et longue période d’accalmie, la plus longue possible».

Écoutez Tout savoir en 24 minutes sur QUB Radio:

Dans la même catégorie

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.