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Moscou a déployé en Ukraine la quasi-totalité des troupes massées à la frontière, selon le Pentagone

La Russie a envoyé en Ukraine la quasi-totalité des troupes massées ces derniers mois à la frontière entre les deux pays, a estimé lundi le Pentagone, qui a pour sa part dépêché 500 militaires supplémentaires en Europe pour renforcer la sécurité de l’OTAN. 

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Avec l’intensification des opérations russes, les civils sont de plus en plus touchés, et Moscou cherche désormais à «recruter» des combattants étrangers, notamment syriens, a affirmé le ministère américain de la Défense.

Mais à part des avancées dans le sud de l’Ukraine, les forces russes «n’ont pas vraiment fait des progrès notables ces derniers jours», a déclaré son porte-parole John Kirby à des journalistes à Washington.

Les États-Unis avaient déjà déployé 12 000 soldats en Europe depuis février en plus de ceux qui y sont habituellement stationnés.

Au cours du week-end, le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a ordonné l’envoi de 500 militaires dans plusieurs endroits d’Europe «en renfort aux forces américaines qui s’y trouvent déjà», a dit John Kirby.

«Ces forces supplémentaires vont être positionnées pour répondre à l’environnement sécuritaire actuel provoqué par l’invasion russe injustifiée de l’Ukraine, et pour aider à renforcer la dissuasion et les capacités défensives de l’OTAN», notamment sur son flanc oriental, a-t-il ajouté.

Le président américain Joe Biden a clairement dit que toutes ces troupes envoyées en Europe n’avaient absolument pas vocation à être déployées en Ukraine ni à prendre part au conflit dans ce pays. Il s’agit de déploiements préventifs dans des pays de l’OTAN, dont Kyïv n’est pas membre.

Le porte-parole de la Défense américaine a dit estimer désormais que le président russe Vladimir Poutine avait «engagé en Ukraine pratiquement toutes les forces de combat» massées ces derniers mois à la frontière russo-ukrainienne, soit plus de 150 000 soldats d’après les estimations américaines.

Selon le Pentagone, Moscou multiplie les bombardements, les missiles et les frappes aériennes pour pallier l’absence d’avancée au sol.

«Nous pensons» que l’armée russe «a des problèmes de moral, d’approvisionnement, de carburant et de nourriture», a assuré John Kirby, évoquant à nouveau une «forte résistance ukrainienne».

Il a relevé que l’intensification des bombardements contre plusieurs villes avait «un impact de plus en plus important sur le bilan humain pour les civils» en détruisant des habitations, des églises, des hôpitaux et des écoles.

«Le résultat, c’est que plus de civils sont tués et blessés», a-t-il déploré.

«M. Poutine a encore le choix d’arrêter l’escalade» et «trouver une voie diplomatique pour sortir de la crise et mettre fin à l’invasion», a-t-il insisté.

L’inquiétude porte maintenant notamment sur le sort d’Odessa, ville portuaire stratégique sur les bords de la mer Noire que les Russes s’apprêtent à bombarder, d’après le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

«Nous pensons que les Russes veulent prendre Odessa», a affirmé un haut responsable du Pentagone, sans exclure une possible attaque amphibie soutenue par des troupes au sol. Mais Washington ne dispose «à ce stade d’aucune indication d’un possible mouvement» sur ce front, a-t-il ajouté.

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