/news/world/guerre-en-ukraine

Biden met en garde sur les «conséquences» d'une aide de la Chine à la Russie

Le président américain Joe Biden a «décrit les implications et conséquences si la Chine fournissait un soutien matériel à la Russie alors qu'elle mène une attaque brutale contre les villes et civils ukrainiens», dans un entretien vidéo avec son homologue chinois Xi Jinping, a fait savoir vendredi la Maison-Blanche.

• À lire aussi: EN DIRECT | 23e jour de l’invasion russe en Ukraine

Les deux dirigeants ont signalé leur volonté de «garder des canaux de communication ouverts» lors de cet entretien qui a duré près de deux heures et qui a surtout été consacré à la guerre en Ukraine, selon un communiqué de l'exécutif américain, publié près de quatre heures après la fin de la conversation.

Joe Biden a par ailleurs «détaillé» les dures sanctions économiques et financières imposées par les Occidentaux à la Russie, a insisté la présidence américaine, qui n'a pas précisé à quelles représailles la Chine s'exposerait de son côté si elle fournissait une assistance à la Russie.

L'entretien très attendu entre les deux chefs d'État n'a pas signalé d'inflexion significative dans la position des États-Unis ou de la Chine, qui n'a jusqu'ici jamais condamné ou critiqué l'attaque de la Russie.

Xi Jinping a maintenu l'ambiguïté, en estimant vendredi que des conflits militaires n'étaient «dans l'intérêt de personne», et en soulignant que «la crise ukrainienne (n'était) pas quelque chose que nous souhaitions voir», selon des propos rapportés par la télévision chinoise alors que la conversation était encore en cours.

La Chine a aussi appelé les États-Unis et l'OTAN à avoir un «dialogue» avec la Russie sur les «préoccupations de sécurité» de Moscou, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié à l'issue de l'échange, reprenant une thématique chère au président russe Vladimir Poutine.

Les États-Unis eux s'inquiètent d'une possible aide militaire de la Chine à la Russie, ou de voir Pékin aider Moscou à contourner les sanctions occidentales.

Il a aussi été question lors de l'échange de Taïwan, sujet extrêmement contentieux.

Joe Biden a «répété que la politique des États unis concernant Taïwan n'avait pas changé», et «insisté sur le fait que les États-Unis continuent à s'opposer à tout changement unilatéral du statu quo».

La Chine revendique l'île. Les États-Unis eux s'engagent à ne reconnaître qu'une seule Chine, tout en fournissant des armes à Taïwan pour son autodéfense.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.