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Le privé dans le système de santé: «j’ai des réserves», dit un médecin

Même si le gouvernement Legault est ouvert à ce dont le secteur privé occupe une plus grande place dans le système de la santé, ce scénario ne fait pas l’unanimité chez des médecins.

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«J’ai des réserves à propos de cela en raison de l’aspect à moyen et long terme. Qu’est-ce qu’on veut comme réseau et il y a des risques à ça comme que des ressources de cliniques, déjà en difficulté, soient déplacées vers ces services», mentionne le docteur Alain Vadeboncoeur.

Selon lui le privé a donné un bon coup de main durant la pandémie, mais pourrait être un piège à plus long terme pour éviter que le secteur privé ajoute des assurances spécialisées pour différentes interventions.

«Il faut être très prudent et avoir des balises très claires et utiliser ça comme sous patte quand il n’y a pas d’autres solutions, mais il ne faut pas négliger que dans les hôpitaux il faut aussi travailler pour améliorer les conditions et les situations pour que cela fonctionne», dit-il.

Selon ce spécialiste, le gouvernement a de nombreux problèmes à corriger comme le recrutement de personnel, le financement et le manque de lits.

«Une partie de nos problèmes, c’est ça. Le débordement des urgences pendant la période d’hiver régulier c’est en raison [du manque de lits] parce qu’il n’a pas de surcapacité, les lits sont occupés à 90-92% donc dès que l’on tombe dans la période de la grippe, ça déborde. En France les chiffres sont environ 70-75%», souligne le spécialiste.

Malgré tout, il croit qu’il y a une ouverture tant du côté du gouvernement que du côté du Collège des médecins du Québec pour trouver des solutions.

«On est très loin de ce qu’il se faisait il y a 20 ou 30 ans. Il y a eu de l’ouverture en ce qui concerne les infirmières praticiennes, les pharmaciens, le Collège n’est plus le même organisme fermé», ajoute le docteur Vadeboncoeur.

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