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Le milieu de la construction en manque d’employés

Le secteur québécois de la construction est tellement en manque de bras que les employés sont recrutés dès leur arrivée dans les écoles de métiers.

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«Peu importe le métier, les étudiants n’ont pas encore complété leur formation que déjà ils sont embauchés», a souligné à TVA Nouvelles Éric Marceaux, directeur général adjoint du Centre de formation professionnelle 24-juin.

La demande en nouvelles constructions est forte, notamment dans le secteur résidentiel. Plusieurs municipalités du Québec vivent une grande crise du logement. «On pourrait facilement parler d’un manque de 100 000 logements au Québec actuellement», a indiqué le vice-président Affaires publiques de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), François Bernier.

Mais la main-d’œuvre ne suffit pas à répondre aux besoins, comme le dit Marie-Noëlle Deblois, porte-parole de la Commission de la construction du Québec (CCQ): ce manque de main-d’œuvre fait en sorte que de nombreux entrepreneurs doivent refuser des contrats.»

C’est ce que vit le PDG de Construction Gératek, David Gosselin : «La première fois que tu refuses un contrat, ça fait mal au cœur, mais je suis obligé de vous dire que malheureusement, on s’habitue parce que c’est la réalité. C’est sûr qu’on aimerait en faire plus.»

Selon les perspectives de la CCQ, l’industrie aura des besoins annuels d’environ 13 500 personnes d’ici 2026.

À 72 ans, le ferblantier Normand Girard est encore sur les chantiers : «Je suis ici pour aider. Je n’ai pas besoin de ça pour vivre, mais la compagnie est dans le besoin actuellement. C’est la raison pourquoi je travaille».

Alix Baudot a commencé dans le métier à 21 ans. Aujourd’hui, c’est elle qui dirige le chantier de la nouvelle résidence pour étudiants, en construction à l’Université Bishop’s : «C’est tout à fait possible de faire sa place, jamais quelqu’un ne m’a mis des bâtons dans les roues parce que je suis une femme. On est tous là pour s’aider et il y a un grand respect.»

Il y a non seulement de la place pour elles, mais la construction a besoin d’elles.

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