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Après Boutcha, «imaginez ce que l’on va découvrir à Marioupol»

En attaquant l’Ukraine, Vladimir Poutine pratique la politique de la «Terre brûlée» en ne laissant rien derrière le passage des troupes, et en tuant les populations civiles, comme cela a été constaté à Boutcha au cours de la fin de semaine.

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Selon l’expert en politique internationale Charles-Philippe David, la guerre et ses atrocités sont malheureusement loin d’être terminées.

«Ça va continuer... Imaginez ce que l’on va découvrir dans les décombres ou dans les rues de Marioupol, ça va être probablement la même chose. C’est déjà une peu la même chose. La méthode Poutine, c’est qu’on ne laisse rien derrière. Ça été le cas à Grozny, ça été le cas à Alep, c’est vrai en Ukraine», explique-t-il en entrevue à TVA Nouvelles. 

Malgré la gravité de la situation, les Ukrainiens doivent continuer d’espérer un cessez-le-feu. 

«Zelensky n’a pas le choix, il doit au moins obtenir un cessez-le-feu, et je le comprends! Qui ne ferait pas pareil pour sauver les siens de cette boucherie barbare. Mais comment obtenir un cessez-le-feu tant et aussi longtemps que le président russe pense qu’il peut gagner militairement quelque chose?», se demande l’expert. 

Écoutez le compte-rendu de Guillaume Lavoie au micro de Mario Dumont sur QUB Radio:

À l’heure actuelle, les Russes semblent se concentrer sur le sud et l’est de l’Ukraine.

«Je m’attends encore à des attaques féroces sur ces deux régions de l’Ukraine en plus de tout le reste avec les roquettes, missiles, etc. On n’est pas sorti encore de cette affreuse situation», déplore le fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand. 

Charles-Philippe David croit que les sanctions économiques ont leur effet sur la Russie, il considère qu’elles seront encore plus sévères. 

«On aimerait ou on s’attend à ce que l’Allemagne suspende entièrement le pétrole et le gaz naturel de Russie. Ce qui ferait très très mal à l’Allemagne ainsi qu’à d’autres pays européens, mais aussi à la Russie, et pas à peu près, dont le PIB va se rétracter de 20% en 2022... C’est énorme! Le coût économique sera épouvantable pour eux dans leur quotidien», conclut-il. 

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