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Sixième vague: plus de cas, plus d’absences au travail

La propagation de la COVID-19 donne de sérieux maux de tête aux commerçants de Saguenay qui, en plus de devoir composer avec le manque de main-d’œuvre, se retrouvent aux prises avec des employés forcés de se placer en isolement.

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«C'est quand même problématique. Actuellement, j'ai deux employés de moins. Déjà qu'on en manquait quelques-uns. Ça complique un peu plus la tâche», a constaté le gérant du Pizza Rodi à Chicoutimi, Luis Reyes.

«Dans les deux dernières semaines, je te dirais que j'ai eu trois ou quatre employés qui ont été infectés. Ça a comme été à tour de rôle, donc ça ne nous a pas trop affectés», a renchéri Karel Leclerc, gérant du restaurant Chez Georges.

La pénurie de main-d’œuvre complique la tâcheLa situation est déjà particulièrement difficile en raison de la pénurie de main-d'œuvre. 

Déjà que plusieurs employeurs peinent à combler de nombreux postes vacants au sein de leur entreprise, les absences engendrées par des cas d’infections compliquent la gestion des horaires. Lorsque c’est impossible de pallier ce manque, les employeurs n’ont d’autre choix que de faire avec.

La gérante de la boutique San Francisco à la Place du Royaume, Christine Potvin, abonde en ce sens. 

«C'est sûr que je suis à la recherche de temps plein, de temps partiel, même une assistante», a-t-elle confié.

La situation est semblable à la boutique La Fabrik, à Chicoutimi. 

«On a trois postes vacants qu’on n’arrive toujours pas à combler. On se demande où sont les gens. Des petites entreprises locales comme la mienne, on se bat contre, oui, les restaurateurs, mais aussi des entreprises qui ont des plus grands moyens que nous d'offrir des plus gros salaires», a commenté la gérante, Valérie Arsenault.

Et pour ceux qui s'en tirent bien jusqu'à présent, une seule infection pourrait renverser la vapeur en un claquement de doigts.

«Où on est rendu il faudrait que personne ne l'ait, parce qu'on est maintenant seulement que trois employés ici», s’est désolée Mme Potvin.

«On a soit un bon système immunitaire ou un bon karma, mais on n'est pas capable de remplacer s'il y a une fille qui est malade», a enchaîné Mme Arsenault.

Les effets de la sixième vague se font sentir jusqu'au palais de justice de Chicoutimi, où le nombre de nouvelles infections cause du retard dans les procès.

«On a beaucoup de dossiers qui sont supposés procéder, mais soit des témoins ou des gens accusés sont malheureusement atteints de la COVID. Donc, on a des délais supplémentaires, on a beaucoup de dossiers qui ont été remis», a expliqué à TVA Nouvelles Me Marianne Girard, procureure aux poursuites criminelles et pénales.

Selon le bilan régional de lundi, le nombre de nouvelles infections est à la baisse au Saguenay-Lac-Saint-Jean. En espérant que cette courbe continue de diminuer, pour ne pas avoir à vivre ce genre de situation à long terme.

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