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Une hausse des hospitalisations pour encore deux semaines

Malgré la hausse des hospitalisations attendue d’ici deux semaines, la santé publique n’a pas l’intention de prolonger le port du masque obligatoire au-delà du 1er mai, à moins que le virus en décide autrement. 

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« Ce n'est vraiment pas l'intention », a indiqué le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, en faisant le point sur la pandémie, vendredi. 

« La météo pourrait aider aussi, donc on n’a pas l’intention de poursuivre ça au mois de mai », a-t-il assuré.

Dans l’attente, « les experts sont unanimes », a souligné le Dr Boileau. « La tendance à la hausse pourrait se poursuivre encore vraisemblablement deux semaines », a-t-il prévenu. 

Malgré une certaine stabilisation en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte Nord, la tendance est toujours à la hausse au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent, dans la Capitale-Nationale, en Chaudière-Appalaches, en Mauricie et dans le Centre-du-Québec. 

Dans la grande région et de Montréal et l’Estrie, qui ont été un peu moins affectées jusqu’à maintenant, la vigilance est de mise, comme partout ailleurs. 

13 000 absents

Au cours des 24 dernières heures, plus de 3 500 nouveaux cas ont été rapportés (malgré l'accès restreint aux tests PCR) et une cinquantaine de patients atteints de la COVID se sont ajoutés au bilan des hospitalisations. 

Dans le réseau de santé et de services sociaux, plus de 13 000 travailleurs sont absents, ce qui augmente le risque de report de chirurgie et de bris de service. 

« Même si le Québec a amorcé un retour à une vie plus normale ces dernières semaines, la situation quant à elle reste fragile, a répété le Dr Boileau. Il ne faut pas oublier que le virus est encore très présent et que la pandémie n'est pas encore terminée. » 

Effort collectif

À l’approche du long congé de Pâques, la semaine prochaine, le grand patron de la santé publique invite les Québécois à faire preuve d’une « grande prudence », notamment en se rappelant qu’une personne atteinte du virus demeure contagieuse pendant 10 jours. 

Dans ce contexte, le Dr Boileau considère que de prolonger le port du masque obligatoire dans lieux publics jusqu’à la fin avril est un moindre mal, même qu’il ne serait pas étonné que d’autres provinces ou états emboitent le pas. 

Écoutez l’entrevue de Benoit Dutrizac avec Benoît Morin, président de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires sur QUB radio :  

Une fois cette dernière mesure populationnelle levée, la santé publique voudra s’en tenir à « encourager les gens à avoir des comportements responsables ».

Quoi qu'il arrive, la possibilité d'ajouter de nouvelles mesures est toujours écartée.

« On n'a pas de projection qui nous amène à avoir des taux d'hospitalisation, des nombres d’hospitalisations aussi élevés que ce qu’on a connu au mois de janvier », a rapporté le Dr Boileau.

« L’intention, c’est vraiment de revenir dans un contexte le plus normal possible, mais on ne décide pas de ça, a-t-il rappelé. C'est la contagion qui va décider de ça, ce sont les mesures prises par tout le monde d’une façon responsable, par tous les citoyens. »

EN BREF

- «La tendance à la hausse des hospitalisations pourrait se poursuivre pour encore deux semaines», avertit le Dr Boileau.

- «Les risques sont du côté des personnes vulnérables, surtout les personnes de plus de 70 ans», précise Dr Boileau.

- Le Dr Boileau invite les personnes non vaccinées qui présentent des symptômes de la COVID à se faire tester. Si elles sont positives elle peuvent obtenir le traitement Paxlovid. Celui-ci doit être donné rapidement en début de maladie. 

- «On n’a pas de projection qui nous amène à avoir des hospitalisations aussi élevées qu’en janvier dernier».

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