/news/world/guerre-en-ukraine

Ukraine: «dans les jours à venir, il y aura des frappes qui ne seront pas propres»

Les Ukrainiens sont inquiets de voir les troupes russes partir de leur pays alors que le président Vladimir Poutine n’a pas annoncé une trêve ou un recul de son invasion de l’Ukraine. 

• À lire aussi: EN DIRECT | Les bombardements se poursuivent en Ukraine

• À lire aussi: Au moins 50 morts dans l'attaque d'une gare

• À lire aussi: Troupes russes : suicides et refus d’obtempérer

«Il ne va plus y avoir de militaires russes sur le territoire. Il n’y a pas besoin d’être un grand stratège pour comprendre que dans les jours à venir, il y aura des frappes qui ne seront pas propres», déclare avec appréhension Jacky Lebas, résident de la ville ukrainienne de Jytomir. 

«Que ce soit le chimique, gaz ou nucléaire, je pense que ce tyran va essayer de développer ses nouveaux jouets et des jouets de terreur, en tous les cas, pour la population qui n’a ni mérité ça et qui n’est pas préparée à cela», ajoute-t-il. 

M. Lebas ne comprend pas comment des horreurs comme celles qu’il voit tous les jours en Ukraine peuvent se produire encore en 2022. 

«En 2022, découvrir que des jeunes gens russes d’une vingtaine d’années sont capable de cela, je ne sais pas comment on peut imaginer, qu’est-ce qui peut les motiver, qu’est-ce que leur grand patron peut leur dire quand ils arrivent sur cette terre d’innocents. L’Ukraine est avant tout une terre complètement pacifique», affirme-t-il. 

«Pris au piège»

Si Jacky Lebas a choisi de rester en Ukraine alors que le pays est constamment attaqué, c’est parce qu’il a été ébahi par le courage des citoyens.  

«J’ai été pris au piège de ces gens complètement attachants et extrêmement forts. J’ai vu des jeunes gens de 16-17 ans faire des ateliers de cocktail Molotov, des jeunes filles laisser tomber le maquillage pour aller apprendre le maniement de kalachnikov et des grand-mères faire des filets de camouflage avec des filets de pêche», raconte-t-il.

Le résident de Jytomir croit qu’il aurait eu des regrets s’il avait fui le pays. 

«Le reste de ma vie, je me serais demandé : pourquoi j’ai fait ça? Pourquoi je les ai abandonnés? Parce que j’ai trouvé une petite utilité à parler aux quatre coins du monde de ces gens qui subissent ça. Alors non je ne partirai pas», lance-t-il. 

Et même s’il voulait fuir le pays ravagé par la guerre, l’homme ne sait pas comment il pourrait faire. 

«C’est bouché de tous les côtés, je ne sais pas comment on peut partir. Il y a encore des kilomètres à toutes les frontières et cette nouvelle vague de nouveaux migrants qui veulent simplement mettre leurs enfants et leurs femmes à l’abri va être terrible», mentionne M. Lebas. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.