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Hydro-Québec: la majorité des Québécois s’opposent à une hausse des tarifs

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Photo d'archives, Agence QMI

La vaste majorité des Québécois s’opposent fortement (68 %) à ce que les tarifs d’électricité soient augmentés au même rythme de l’inflation, selon un sondage Léger mené pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

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Selon le coup de sonde dévoilé lundi, une forte proportion de la population (67 %) estime que la Régie de l’énergie devrait fixer annuellement les tarifs d’électricité au Québec.

Une très forte majorité (72 %) est aussi d’accord pour dire que les tarifs d’électricité «devraient être fixés afin de permettre à Hydro-Québec d'assurer ses services et obligations vis-à-vis de ses clients, ni plus ni moins».

Parmi les personnes interrogées, 58 % croient que l’augmentation des tarifs d’Hydro-Québec s’apparente à une taxe aux consommateurs.

Par ailleurs, seulement 6 % des Québécois sont tout à fait d’accord pour que les tarifs d’électricité augmentent au même rythme que l’inflation et 16 % sont plutôt d’accord.

Rappelons que depuis l’adoption de la loi 34 à l’automne 2019, les tarifs d’Hydro-Québec sont arrimés au taux d’inflation. Pour François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI, «le message lancé par la population du Québec aujourd’hui au gouvernement est très fort: l’adoption sous le bâillon du projet de loi 34 était une erreur».

Les PME sont du même avis

Un sondage mené par la FCEI au mois de mars montre que les dirigeants de PME ont la même opinion que le reste de la population. En effet, 85 % ont indiqué vouloir que les hausses de tarifs d’Hydro-Québec soient décidées par la Régie de l’énergie.

Presque autant (87 %) ont déclaré qu’ils aimeraient voir le gouvernement du Québec geler les coûts relatifs à l’administration gouvernementale (permis, licence, registres, etc.), et 83 % des PME québécoises souhaitent une réduction des taxes sur la masse salariale pour les aider à réduire l’impact de la hausse générale des prix.

«Les actions de Québec pour aider les PME confrontées à l’inflation sont tout simplement inexistantes», a ajouté M. Vincent.

«Le gouvernement provincial doit agir, et ce, rapidement. Pour être en phase avec les PME et la population, une des premières mesures à prendre devrait être le dépôt et l'adoption d’un projet de loi pour réinstaurer le régime qui a été brisé suivant l’adoption du projet de loi 34. Personne ne veut d’une taxe déguisée et c’est pourquoi il faut ramener Hydro-Québec devant la Régie de l’énergie annuellement pour l’établissement de ses tarifs», a-t-il ajouté.

Le sondage Léger a été réalisé auprès de 1002 Québécois, entre le 1er et le 3 avril.

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