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Second cri du coeur pour la mère d'un homme handicapé

Deux mois après avoir lancé un cri du coeur sur les ondes de TVA Nouvelles, la mère d'un homme de 35 ans du Lac-Saint-Jean lourdement handicapé se sent toujours aussi seule avec ses problèmes.

En plus de n'avoir pas eu accès aux examens médicaux qu'elle réclame, Linda Boulianne a observé d'autres problèmes de santé se développer chez son fils.

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«J'ai peur pour sa vie et j'ai peur pour sa santé», a indiqué la proche aidante, qui n'a pas beaucoup dormi au cours des derniers jours.

Son fils autiste, qui ne parle pas, dort en moyenne deux heures par nuit.

Un abcès dentaire le fait souffrir, selon sa mère, qui a pu obtenir un rendez-vous avec un dentiste après de nombreux téléphones.

Le spécialiste lui a indiqué avoir besoin d'un examen plus poussé qui nécessite que Dominic soit sous anesthésie.

«Elle m'a dit que l'examen allait se faire à l'hôpital et que la situation était urgente, tout en me prévenant que des personnes plus souffrantes que Dominic peuvent attendre cinq à six mois avant d'obtenir une place», a expliqué Mme Boulianne.

Le dentiste devait procéder la semaine dernière.

«On m'appelle la veille pour me dire que c'est annulé parce qu'il n'y a pas d'anesthésiste, a-t-elle précisé, encore sous le choc. Je suis partie à pleurer. Je ne le sais pas ce qu'il se passe !»

Comble de malheur, Dominic n'a toujours pas obtenu l'imagerie par résonance magnétique que sa mère réclame, malgré l'appel à l'aide qu'elle a lancé sur nos ondes il y a deux mois.

Dominic éprouve des difficultés à marcher depuis qu'on lui a retiré de l'eau dans un genou en décembre dernier.

«Je suis encore en attente et, si j'appelle pour voir combien de temps ça va prendre, je tombe sur des répondeurs et on ne me rappelle pas, a mentionné sa mère. J'aurais pu avoir les services d'un physiothérapeute, mais sans diagnostic, il m'a dit qu'il ne pouvait rien faire.»

Épuisée, celle qui a dû cesser de travailler depuis le début de la pandémie est payée 26 heures par semaine pour prendre soin de son fils.

«Les soins, c'est 24 heures sur 24, parce que Dominic ne fait rien tout seul», a précisé Mme Boulianne.

La proche aidante a récemment fait une demande de renouvellement dans l'espoir d'obtenir plus.

«Ils en sont venus à un résultat de 36 heures, mais je ne suis pas encore certaine qu'on va me l'accorder. J'ai l'impression qu'on cherche à me pousser à bout pour que je le place, parce que mon fils requiert beaucoup d'heures, de soins et de surveillance, mais je ne le placerai pas, a assuré Linda Boulianne. J'ai déjà essayé et je suis retourné le chercher.»

Encore, la semaine dernière, on lui aurait proposé de l'amener dans un CHSLD pour qu'elle ait un peu de répit.

«Je ne serais même pas capable de me reposer, je penserais à ça tout le temps», a-t-elle soutenu.

Linda Boulianne comptait sur son député Éric Girard pour l'aider.

Le caquiste s'était montré sensible à sa situation lors de la diffusion du premier reportage.

À son bureau, on nous indique s'être assuré que Mme Boulianne et son fils ont été pris en charge par le CIUSSS qui collabore au dossier.

Linda Boulianne espère maintenant que son témoignage captera l'attention du ministre de la Santé.

«Je veux juste reprendre ma vie, M. Dubé, ma vie d'avant et je ne peux même pas», a-t-elle déploré.

Mme Boulianne n'est pratiquement pas sortie de chez elle depuis des mois en raison des problèmes de santé de son fils, mais aussi de la pandémie.

La COVID a chamboulé les activités du centre de jour que son fils fréquentait.

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