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Trois cas de grippe aviaire au Québec

Un troisième cas de grippe aviaire a été détecté jeudi au Québec dans un élevage commercial de canards de Knowlton, en Estrie, après que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) ait déjà confirmé deux autres cas dans la région.

«Pour la troisième ferme, on est encore dans un élevage commercial de canards. Donc pour l’instant on a pas de cas au Québec pour le poulet ou la dinde», a mentionné la Dre Manon Racicot, vétérinaire pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

La première infection a été détectée dans un des poulaillers d’un’élevage de volailles situé à Saint-Claude, où un agent de sécurité montait la garde jeudi matin.

Le deuxième cas touche un propriétaire de basse-cour du Haut-Saint-François et n’aurait aucun lien direct avec les deux autres.

«Rien n’indique que le virus puisse être transmis aux humains par la consommation de volaille, de gibier ou d’œufs préparés et cuits correctement. Vous pouvez continuer à les consommer sans crainte en prenant les précautions habituelles en ce qui concerne l’entreposage sécuritaire, la manipulation et la préparation des aliments», a indiqué le ministère dans un communiqué.

La souche de la grippe aviaire transportée par les oiseaux migrateurs, le H5N1 est excessivement virulent.

La grippe aviaire représente toutefois un risque faible pour la population générale. Les rares cas où le virus se transmet à l’humain sont généralement associés à un contact étroit et prolongé en milieu fermé avec les oiseaux infectés.

Le MAPAQ et l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (EQCMA) ont appelé les propriétaires d’oiseaux d’élevage à «rehausser leurs mesures de biosécurité» et à se conformer au Règlement sur les conditions de salubrité des lieux de garde d’oiseaux captifs.

«C’est une maladie qui se transmet très rapidement, alors c’est à l’avantage des producteurs d’en informer l’agence le plus rapidement possible. Ils peuvent aussi bénéficier de compensations financières si on doit détruire tout l’élevage», a souligné la ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau.

Hautement pathogène, la souche de la grippe aviaire H5N1 est trop virulente et rapide pour procéder à des dépistages massifs et préventifs.

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