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Décès de Guy Lafleur : Geoff Molson peine à retenir ses larmes

Il y a Geoff Molson, le propriétaire et président du Canadien de Montréal. Mais il y a également Geoff Molson, l’enfant qui a grandi dans l’univers de la dynastie des années 1970 du CH en côtoyant les grands de l’organisation.

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À son arrivée dans la salle de conférence du Centre Bell, Monsieur Molson retient son souffle en s’assoyant sur une chaise devant une petite table. Derrière lui, il y a le chandail numéro 10 de Guy Lafleur.

« C’est avec une immense tristesse que la famille du Canadien a appris le décès d’un symbole pour toute une nation et de l’un des plus grands joueurs de son histoire, a dit le propriétaire du CH avec une voix chancelante. Guy est un monument dans l’histoire du sport au Québec et un joueur admiré des amateurs de hockey à travers l’Amérique du Nord. Il a fait vibrer des générations de partisans dans le monde. »

Né en 1971, Molson a eu le bonheur de graviter près des Lafleur, Larry Robinson, Yvan Cournoyer, Steve Shutt et les autres grands noms des équipes des années 1970.

Quand il replonge dans ses souvenirs du numéro 10, il revoit des images bien précises défiler dans sa tête.

« J’étais jeune, mais pour moi, mon plus grand souvenir c’était d’écouter la foule quand il touchait à la rondelle. Quand il patinait à l’aile droite et qu’il fonçait vers le territoire adverse. Les partisans savaient qu’il se passerait une chose. C’était électrisant. Il avait un caractère flamboyant sur la glace. J’ai appris plus vieux qu’il avait ce même caractère flamboyant à l’extérieur de la patinoire. »

Un héritage simple 

Lafleur a gagné cinq fois la Coupe Stanley avec le CH, il a remporté le trophée Hart à deux reprises, le Art-Ross trois fois et le Conn-Smythe une fois. Il a amassé 1353 points (560 buts, 793 passes) en 1126 matchs dans la LNH, en incluant ses passages avec les Rangers de New York et les Nordiques de Québec.

Aux yeux de Molson, l’héritage de l’homme originaire de Thurso se transmettait encore plus dans la vie de tous les jours que par ses exploits sur une patinoire.

« Si je pouvais choisir un héritage, je dirais qu’il était toujours là pour les gens, a mentionné Molson. Il était là pour signer un autographe ou pour raconter une histoire. Il prenait de son temps pour tout le monde. Il écoutait les gens et il ne partait pas avant d’avoir terminé avec la personne. »

Même dans son rôle d’ambassadeur du Tricolore, Lafleur pouvait arriver plusieurs heures avant le rendez-vous. Il n’avait pas de patin à aiguiser ou un bâton à préparer, mais il aimait y être à l’avance pour discuter avec les gens dans l’entourage de l’équipe.

Quand la famille Molson a racheté le Canadien de l’Américain George Gillett au mois de juin 2009, Geoff a rapidement réparé les ponts avec Lafleur en lui faisant parapher un contrat de dix ans comme ambassadeur.Le héros de Chantal

Aux côtés de Monsieur Molson sur l’estrade, il y avait Chantal Machabée, la vice-présidente aux communications. À l’image de son propriétaire, l’ancienne journaliste de métier dissimulait très mal sa peine. Quand elle a fait le saut pour son nouveau poste, elle avait dit qu’il ne se joignait pas seulement au Canadien de Montréal, mais bien à l’équipe de Guy Lafleur.

« Je l’aimais Guy et je l’aimerai toujours, a lancé la belle Chantal pour reprendre l’expression de Jacques Demers. Il a été à l’origine de ma carrière. Je l’ai dit souvent, mais c’est grâce à lui si je suis devenue une journaliste sportive. L’année où je me joins au Canadien, c’est l’année où il décide de partir. »

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