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Une juge interdit à un père de parler contre les mesures sanitaires à sa fille de 9 ans

Un père montréalais opposé à la vaccination et aux mesures sanitaires ne pourra plus partager ses croyances complotistes à sa fillette de 9 ans, a ordonné la cour en rappelant que le bien-être de l’enfant était sa priorité absolue. 

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« Le Tribunal [a dû] trancher cette question dans l’objectif du meilleur intérêt de l’enfant et non en fonction de l’intérêt d’un parent ou de ses croyances », peut-on lire dans la récente décision de la juge Micheline Perrault, qui interdit également à ce père d’emmener sa fille dans des manifestations anti-mesures sanitaires.

Au centre de cette affaire familiale se trouvait une enfant de 9 ans. D’un côté se trouvait la mère soucieuse de respecter les recommandations de la santé publique, qui voulait faire vacciner la petite pour la protéger et pour lui permettre entre autres de diminuer les risques quand elle va voir ses grands-parents vulnérables.

« Elle fait valoir qu’il est aussi dans l’intérêt de l’enfant de participer à l’effort collectif de vaccination », peut-on lire dans la décision de cour.

Antivax  

Le père, de son côté, y était complètement opposé, sous prétexte que la pandémie était « presque terminée » et qu’il ne croyait plus nécessaire de protéger le système de santé.

Pour empêcher que sa fille porte le masque, le père aurait même fait croire que l'enfant était asthmatique. Quand le mensonge aurait été éventé, il aurait ensuite prétendu qu’elle souffrait de problèmes respiratoires.

« Il tient des propos tels que la vaccination est ‘un crime contre l’humanité’, que le vaccin est ‘un traitement expérimental’, et que le vaccin contient une ‘puce’ injectée au moment de la vaccination », peut-on lire dans le jugement qui reprend les propos de la mère.

Anxiété  

Les propos du père ont ainsi causé bien des soucis à la fillette, s’est plaint la mère, d’’autant plus qu’elle avait été emmenée à plusieurs manifestations contre les mesures sanitaires.

Lors de l’audience, le père s’était toutefois défendu d’être complotiste ou anti-vaccin.

Arguant que sa fille avait déjà attrapé la COVID-19 et qu’elle s’en était remise « sans difficulté particulière », il avait attaqué l’utilité de la vaccination.

Le père disait aussi « favoriser les remèdes naturels plutôt que les traitements découlant de la médecine occidentale ».

Toutes ses tentatives d’empêcher son enfant de se faire vacciner ont toutefois été vaines. Car lorsqu’il est question de vaccination, les tribunaux privilégient les parents qui veulent respecter les recommandations de la santé publique à ce sujet, a rappelé la magistrate.

« Les préoccupations personnelles du père ne doivent pas empêcher l’enfant de bénéficier de la protection offerte par le vaccin, a tranché la juge. Le Tribunal ne peut conclure autrement qu’en autorisant la vaccination de l’enfant. »

Le tribunal a tout de même ordonné que le père soit mis au courant du moment où sa fille sera vaccinée. Il lui a aussi été interdit de « tenir des propos contre les mesures sanitaires mises en place par la santé publique, y compris contre la vaccination, devant ou en présence de l’enfant. »

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