/news/world

Accusés de rocambolesques tentatives d'assassinat

Le procès d'une mère et de son fils américains accusés de rocambolesques tentatives d'assassinat du père français, sur fond d'affaires d'héritages et d'argent de famille, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Paris.

Dans le box, June Hopkins, 60 ans, et son fils Brendan Walsh, 30 ans. Ils sont soupçonnés d'avoir espionné pendant des mois le père de ce dernier, Grégoire L., et d'avoir tenté deux fois de l'assassiner.

June Hopkins, tunique blanche, lourde tresse dans le dos, écoute via l'interprète le président rappeler les faits, hochant régulièrement la tête, un sourire constant sur le visage. À son côté se tient son fils Brendan, visage pâle et chemise blanche.

En face d'eux: Grégoire L., 57 ans, veste polaire sur le dos, grosse barbe grise, l'air éprouvé.

Grégoire L. et June Hopkins s'étaient rencontrés en 1990 à bord d'un train Orient-Express. Elle tombe rapidement enceinte, mais repart directement aux États-Unis, où elle est mariée avec un Américain, mais dans le cadre d'un couple «libre».

Un an plus tard, elle revient et tombe à nouveau enceinte de Grégoire L., puis repart à nouveau, relate le président à l'audience.

«La vérité c'est que quand j'étais enceinte de 5 mois de Brendan, Grégoire m'a jeté dehors», assure June Hopkins. Pourquoi alors serait-elle revenue un an plus après? «Je voulais tenter d'avoir une vraie famille». 

«Ce qui étonne, insiste le président, c'est qu'on a retrouvé des courriers où vous semblez refuser une demande en mariage». 

«Grégoire m'a menacé, dit que si je n'avortais pas le jour-même il le ferait lui-même avec un scalpel», affirme June Hopkins.

L'Américaine avait repris ensuite contact avec la famille de Grégoire L. au moment de la mort du père de ce dernier. Sa famille les soupçonne d'être ainsi revenus pour tenter de récupérer un supposé héritage. 

En 2010, puis en 2015, June Hopkins et son fils auraient attaqué Grégoire L. et tenté de l'assassiner - une première fois à l'aide d'un «sabre japonais» et d'essence, la deuxième en le poursuivant dans la rue avant de tenter de l'étrangler. Un projet «obsessionnel» mûri à huis clos, après avoir espionné et harcelé Grégoire L. pendant des mois, avaient décrit les enquêteurs.

Tous deux nient les faits. Le verdict est attendu vendredi.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.