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Exo aura bientôt des autobus électriques

Photo Chantal Poirier

Le gestionnaire du transport en commun du Grand Montréal, exo, devrait avoir sa propre flotte d’autobus électriques d'ici 2027, grâce à un investissement de 338 millions dollars du gouvernement du Québec.

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Exo est l’organisme responsable du transport en commun dans les couronnes nord et sud du Grand Montréal. Actuellement, ses services d’autobus sont toutefois confiés à des transporteurs privés alors qu’il ne possède pas sa propre flotte. Ce point sera appelé à changer.

La première phase du projet prévoit l’acquisition de «jusqu’à» 152 autobus et la construction de deux garages d’entretien. À terme, pour 2040, exo vise le chiffre de 1000 autobus électriques, qui seront entretenus dans 10 garages.

«Toutes les activités d’exo liées aux services d’autobus sont actuellement confiés à contrat à des transporteurs privés. Chacun d’entre eux est propriétaire de sa flotte», a expliqué le ministre des Transports, François Bonnardel.

Il a indiqué que la situation rendait difficile l’électrification des autobus, puisque cela aurait nécessité des investissements que ces transporteurs n’auraient pas nécessairement été capables d’assumer. «La solution s’imposait», a déclaré M. Bonnardel, qui en a fait l’annonce au cours d’un dîner-bénéfice dans la région de Montréal.

«Les citoyens et les municipalités de couronne vont accéder à la mobilité électrique, comme les citoyens des autres grandes municipalités», a de son côté souligné Sylvain Yelle, directeur général d'exo.

À l'heure actuelle, exo opère plus de 600 autobus sur les deux couronnes de Montréal.

«L’électrification pour nous, ça ne change pas grand-chose. C’est toujours une bonne chose, mais c’est surtout qu’exo va avoir une flotte, la grosse nouvelle. Je pense que ça va aider au niveau de la fiabilité du service», a fait remarquer Sarah V. Doyon, directrice générale de Trajectoire Québec.

Elle rappelle qu’actuellement, exo a moins de contrôle, puisque l’entreprise doit passer par des intermédiaires.

Cadre financier

M. Bonnardel a également annoncé qu’il travaillera avec les partenaires en transport collectif afin d’établir un cadre financier qui couvrira une période de cinq ans, de 2023 à 2028. Il s’agissait d’une demande du milieu municipal.

«Nous voulons répondre à une demande du milieu municipal et offrir davantage de prévisibilité, surtout dans le contexte où la pandémie a profondément bouleversé ce secteur», a expliqué M. Bonnardel.

Il indique que le gouvernement travaille sur un chantier de financement, dont les détails seront à venir.

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