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Pas de répit pour les pompiers de Saguenay

Les sapeurs-pompiers du Service de sécurité incendie de la Ville de Saguenay pourraient être limités dans leurs semaines de vacances, ce qui soulève l’ire des syndiqués.

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En début de pandémie, plusieurs sapeurs de Saguenay avaient affiché sur leur page Facebook, le message «Ça va bien aller», avec un arrière-plan de caserne. Mais en fin de semaine, la missive a changé. «Ça ne va pas si bien», ont écrit des pompiers. «Ça ne va pas "pantoute"», ont renchéri d'autres, certains ajoutant «ne touchez pas à nos vacances».

La prise de ces congés semble complexe cet été au Service incendie. Le président du syndicat, David Girard, a expliqué que des discussions sont en cours avec la Ville et que la possibilité de limiter le nombre de semaines de vacances estivales permises a été évoquée.

Le problème se situerait au niveau des sapeurs temporaires. Il y en a une quarantaine à Saguenay, mais avec un nombre d'heures insuffisant ou sans ouverture de postes, certains se sont trouvé du travail ailleurs. Parfois même dans un autre domaine, comme chez Rio Tinto par exemple.

Résultat: ils ne sont plus disponibles pour faciliter les remplacements de vacances estivales des 90 sapeurs permanents.


Gymnastique

Le porte-parole de la Ville, Dominic Arseneault, a mentionné que Saguenay veut s'assurer qu'il ne manquera pas d'équipes de travail, en respectant toutes les conditions et les engagements.

«Sur l'année, les pompiers vont avoir droit à toutes les semaines de vacances auxquelles ils ont droit, selon la convention collective, a déclaré le porte-parole. Comme chaque année, [il y a] une gymnastique à faire par rapport au moment où ces semaines de vacances là peuvent être prises, étant donné la mission particulière du Service incendie. Il faut que le schéma de couverture de risques soit respecté. Et on entend respecter autant la convention collective que le schéma de couverture de risques. Donc, s'assurer qu'au moment où les vacances sont attribuées, les vacances ne causent pas de découvert dans les casernes.»

La grogne gagne les syndiqués, car leurs vacances n'ont pas encore été approuvées, ce qui habituellement est fait au début avril. Il devient donc difficile pour eux de planifier leurs sorties et de réserver leurs activités sans garantie des semaines demandées.

«Ça, effectivement, il n'y a pas de vacances qui ont été confirmées, pour l'instant, a ajouté M. Arseneault. Comme je disais, il y a juste une gymnastique à faire pour savoir qui peut prendre des vacances à quel moment.»

Le syndicat a proposé des solutions. Mais David Girard estime que le modèle d'affaires et l'organisation du Service incendie sont à revoir au sujet des employés temporaires. Le système actuel ne permet pas d'assurer leur rétention, selon lui.

Cette situation survient alors que les pompiers amorcent leurs négociations pour le renouvellement de leur convention collective. Elle est échue depuis le 31 décembre dernier.

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