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La prière à Ottawa, «d'une immense hypocrisie»

L’idée du Bloc québécois de retirer la prière quotidienne au Parlement a fait réagir plusieurs, notamment car la majorité, dont Régine Laurent, ignorait que cette pratique était toujours de mise.

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«Pour moi, ça soulève la question de la liberté de conscience. J’ai le droit de croire, et toi tu as le droit de ne croire en rien», débute Mme Laurent.

«J’étais profondément mal à l’aise parce qu’à chaque fois qu’on parle de religion et de l’État, ça me dérange.» 

Elle croit qu’un moment de recueillement, comme il se fait à l’Assemblée nationale, est tout à fait approprié, mais qu’une prière, à l’inverse, n’est plus d’actualité.

«Quand on voit toutes les atrocités qui sont faites dans le monde au nom de la religion et particulièrement en ce qui concerne les femmes, chaque fois qu’il y aura une lutte pour séparer religion et État, j’en serai. On ne sera pas gagnant de ça.»

Elle se demande d’ailleurs l’utilité d’une telle prière puisque les membres du Parlement ont souvent des propos plutôt désobligeants les uns envers les autres en chambre.

«Ils se crêpent le chignon, c’est pas très charitable. Ils se traitent de tous les noms, donc, à quoi ça sert finalement?», a poursuivi Régine Laurent.

«C’est d'une immense hypocrisie et on devrait arrêter ça là. On devrait, chaque fois que l’on peut, séparer Église et État.»

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