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Du biocarburant pour ArcelorMittal

ArcelorMittal utilisera du biocarburant de la Côte-Nord pour alimenter son usine de boulettes de fer à Port-Cartier.

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La compagnie s’est entendue avec sa voisine, l’usine BioÉnergie AE Côte-Nord, a été annoncée mercredi. La relance de la production de biocarburant permet en même temps le redémarrage de la scierie Arbec. Silencieuses depuis un an et demi, les machines de la scierie vrombissent à nouveau depuis lundi grâce à une entente rarement vue entre une compagnie forestière et une compagnie minière.

Au cours des 3 prochaines années, 16 millions de litres d’huile pyrolytique seront livrés annuellement à l’usine de boulettage d’ArcelorMittal. Ce biocarburant sera produit à 2 kilomètres et demi de là, à l’usine BioÉnergie AE Côte-Nord.

«La nouvelle énergie produite localement nous permettra à terme de réduire de 23 % notre utilisation de mazout lourd. Il s’agit donc d’une réduction annuelle de 57 600 tonnes en équivalent de CO2, ce qui correspond à enlever 14 000 véhicules chaque année. C’est majeur», a indiqué Mapi Mobwano, président d’ArcelorMittal Exploitation minière Canada.

Sans l’entente conclue entre les 2 entreprises, Rémabec, propriétaire de scierie Arbec et copropriétaire de Bioénergie AE Côte-Nord, serait encore devant une impasse pour écouler ses sous-produits.

«La scierie serait encore fermée. C’est une bonne entente, bien scellée. De la forêt à l’acier, le slogan de M. Mapi qui est devenu le nôtre. C’est merveilleux pour les 2 organisations et pour les employés», a indiqué le président, Groupe Rémabec

La réouverture de la scierie donne du travail à 110 personnes, et celle de l’usine de biocarburant à 35 personnes ce qui réjouit le maire de Port-Cartier, Alain Thibault.

«Aujourd’hui, avec l’entreprise qui redémarre et la scierie. C’est toute la ville de Port-Cartier qui en bénéficie, mais aussi la région. Sept-Îles va en profiter et toute la région aussi».

Le groupe Rémabec travaille sur d’autres projets pour écouler ses sous-produits. Des granules et du biocharbon pourraient être produits à Port-Cartier.

«C’est un tout début, ce que vous voyez ce matin. J’espère revenir dans quelques mois pour faire une autre annonce», a indiqué Réjean Paré qui reste discret sur ses projets. Mais il sait qu’un important client l’attend. Le biocharbon intéresse ArcelorMittal qui doit encore réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

«Nous aurons toujours besoin d’injecter le charbon pour permettre la cuisson de la boulette. C’Est pourquoi on doit remplacer le charbon qu’on utilise aujourd’hui par le biocharbon», a mentionné Mapi Mobwano.

ArcelorMittal vise à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

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