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LeBel presse le syndicat des ingénieurs de négocier

Craignant que des chantiers routiers soient retardés, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, presse les ingénieurs du gouvernement de revenir à la table de négociation et de répondre à la dernière offre patronale, qu’elle considère substantielle et sans précédent.  

« Les ingénieurs ont quitté la table et je trouve ça inacceptable », a dénoncé la présidente du Conseil du trésor, au lendemain du dépôt d'une nouvelle proposition de règlement à l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ). 

Selon la nouvelle offre, la rémunération des ingénieurs, qui commence à 54 000 $ par année actuellement, grimperait à 62 000 $, en faisant notamment passer la semaine de travail de 35 heures à 37,5 heures. 

À l’échelon maximal, les ingénieurs les plus expérimentés verraient leur salaire passer de 96 000 $ à 122 000 $. 

« Ce sont des hausses de salaire qui sont considérables », a fait valoir Mme LeBel, qui tenait à faire le point sur l’état des négociations.

Ces dernières ont fait les manchettes, la semaine dernière, à la suite d’une sortie du syndicat sur l’état d’infrastructures routières critiques comme les ponts de Québec et Pierre-Laporte.

Les services essentiels assurés  

Une entente afin d’assurer les services essentiels a d’ailleurs été conclue au cours des dernières heures, de sorte que les inspections et les entretiens nécessaires seront effectués malgré la grève en cours depuis le 22 avril dernier. 

« L'APIGQ et ses membres ne feront aucun compromis pour assurer la sécurité du public », a assuré le syndicat des ingénieurs, par voie de communiqué. 

« Même si je respecte les moyens de pression dans la vie, on ne peut pas jouer sur la peur des gens et on ne peut pas insinuer que la sécurité des gens est en danger », a réagi Mme LeBel, en assurant qu’il n’y « pas de danger » imminent sur les structures en question.

Mme LeBel accuse le syndicat de prendre « en otage les structures routières du Québec » au lieu de négocier.

Si une entente entre les deux parties tarde à intervenir, « on va avoir plein de chantiers qui vont devoir être reportés à l'année prochaine », craint la ministre LeBel.

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