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Marché Godefroy: une ouverture sous le signe du retour à la normale

Le Marché Godefroy, à Bécancour, au Centre-du-Québec, ouvrira ses portes à la clientèle dès samedi, où plus d’une trentaine de marchands auront rempli leurs kiosques de produits locaux, prêts à déguster ou à emporter.

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La saison sera plus festive cette année en raison du relâchement des mesures sanitaires. 

Depuis 2020, certaines activités ont dû être adaptées ou modifiées pour répondre aux exigences de la Santé publique. 

Comme le couvre-visage ne sera plus obligatoire à compter de l’ouverture, la programmation habituelle sera de retour.«On ne pouvait pas faire de dégustations, il y avait le masque. Ça enlevait un peu l’aspect festif, l’aspect joie de vivre du marché», s’est souvenu le directeur général du Marché Godefroy, Alexandre Dupuis.

L’objectif principal est de mettre les marchands au premier plan. Le meilleur moyen de le faire, pour M. Dupuis, est d’intégrer les différents aliments et produits dans l’animation culinaire qui sera présentée aux clients.

La terrasse a été transformée en un lieu de rassemblement. Il y aura de la musique d’un côté, des démonstrations de cuisine de l’autre, et des dégustations autour du four à pain.

«Enfin, je vais pouvoir cuisiner», s’exclame Fred Chappuis, le chef du marché. «L’année passée, on s’entend que c’était un peu plus difficile. Les gens ne pouvaient pas rester sur la terrasse.»

Il s’agit d’une activité essentielle pour stimuler l’achat local en faisant découvrir les producteurs locaux.Six entreprises s’ajoutent d’ailleurs au marché cette année. Des fruits et légumes, du porc, du poulet, des produits maraîchers et même des produits à base de piments forts viendront compléter l’offre du marché.

«Une ferme coûte cher, il faut la faire vivre»

Les marchands misent beaucoup sur cette visibilité, car les coûts de production ont augmenté. «Le coût des équipements agricoles, le coût du gaz, même le coût des bouteilles, des bouchons, des autocollants, tout a tellement augmenté que c’est plus difficile pour des entreprises qui démarrent comme la nôtre», a expliqué le président fondateur de Frères de feu, Jasmin Hamel.

De son côté, Robert Poirier, qui possède une ferme, rappelle l’importance de l’achat local. C’est ce dont il a besoin pour continuer de faire fonctionner son entreprise. Toutefois, il sait que le défi est de demeurer compétitif envers les grands producteurs. 

«On est quand même en production avec la mondialisation, et les gens ont moins d’argent.»

Ils sont plus nombreux à se joindre à ce genre d’activités. L’Association des marchés publics du Québec compte au moins 30 % plus de membres qu’il y a deux ans.

«On sent vraiment que l’appel de l’achat local, le désir aussi d’aller rencontrer les gens qui produise leur nourriture, est grandissant au Québec», a assuré le président, Jean-Nick Trudel.

Les retombées économiques sont grandes pour les régions participantes. Selon l’association, à chaque 60 $ dépensé dans un marché public, 40 $ supplémentaires le sont dans les commerces avoisinants.

À Bécancour, la direction du Marché Godefroy espère attirer des milliers de visiteurs jusqu’en octobre, au profit des producteurs locaux.

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