/regional/montreal/montreal

Un deuxième rorqual aperçu à Montréal

Un deuxième rorqual a été aperçu mercredi à Montréal, non loin de l'endroit où a été vu le premier petit rorqual le week-end dernier, confirme le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

• À lire aussi: EN IMAGES | Le petit rorqual à Montréal très actif

• À lire aussi: Deux ans après la mort de la baleine à bosse, un rorqual aperçu à Montréal

La présence du deuxième cétacé a été signalée à 12h30, près du quartier de Maisonneuve, indique le GREMM. Le même animal pourrait avoir été aperçu près de Trois-Rivières, lundi, et au large de Varennes, ce matin.

En après-midi, le premier rorqual, qui n'aurait pas plus que 2 ans, se trouvait quant à lui près de l’île Sainte-Hélène. Il mesurerait environ 3,4 m et il serait toujours en bonne santé.

Une deuxième présence surprenante

Pour le directeur scientifique du GREMM, Robert Michaud, «cette deuxième observation est encore plus surprenante que la première».

«La présence d’un petit rorqual dans cette portion du fleuve est déjà un événement rare en soi. Ce deuxième animal soulève des questions pour lesquelles on n’a pas pour le moment de réponse claire, d’où l’importance de documenter ces cas avec attention», souligne-t-il, par voie de communiqué.

Pour le moment, aucune intervention n'est prévue pour repousser ou extraire l’animal du milieu. Des bénévoles du Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins de Tadoussac (RQUMM) ont toutefois été dépêchés sur les lieux pour suivre leurs déplacements et pour effectuer une surveillance depuis la rive.

Des Avis à la navigation sont également émis régulièrement pour signaler leur position.

«L’intention est de laisser à ces deux animaux sauvages les meilleures chances de retrouver leur chemin et de repartir vers l’aval», affirme le GREMM.

À 450 km de leur habitat

Ces deux mammifères se trouvent à plus de 450 km de l’estuaire du Saint-Laurent qu’ils fréquentent habituellement, a mentionné lundi Robert Michaud, directeur général du GREMM.

«Ça arrive que des animaux comme les baleines ou les rorquals fassent une série d’erreurs de navigation et se retrouvent loin de leur habitat naturel», a-t-il expliqué en entrevue au 24 heures, ajoutant que, sans être fréquent, le phénomène s’observe occasionnellement.

En mai 2020, une baleine à bosse avait passé quelques jours dans le secteur du Vieux-Port, avant d'être retrouvée morte à l'est de Montréal.

Il est possible de suivre la situation des deux rorquals par le biais de mises à jour quotidiennes sur le site du GREMM.

− Avec Gabriel Ouimet

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.