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Des militants antiavortement manifestent à Ottawa

Quelques milliers de militants anti-avortement ont défilé dans les rues de la capitale canadienne Ottawa jeudi pour s’opposer à ce droit qui, dans le pays voisin, est menacé par une décision prochaine de la Cour suprême des États-Unis. 

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«La fuite du document de la Cour suprême américaine dans le dossier de Roe versus Wade a soudainement fait exploser l’enjeu de l’avortement ici au Canada», a affirmé à l’AFP Pete Baklinski, porte-parole de la Coalition Campagne vie et organisateur de la marche.

De nombreux manifestants brandissaient des pancartes proclamant : «Priez pour mettre fin à l’avortement» ou encore «Je suis un être humain».

«J’espère que nous en sommes à un tournant» de l’histoire, a expliqué à l’AFP Emily Helferty, 23 ans, participant à la marche avec ses parents. «Beaucoup de gens prient pour cela depuis longtemps», a-t-elle ajouté.

Comme de l’autre côté de la frontière, le droit à l’avortement n’est pas protégé par une loi au Canada, mais par la jurisprudence avec l’arrêt «Morgentaler», de janvier 1988.

Face à eux, un petit mais bruyant groupe de contre-manifestants, principalement composé de femmes, scandaient «Notre corps, notre choix».

Pendant ce temps, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a affirmé aux journalistes que «des discussions (étaient) toujours en cours» à propos de l’élaboration d’une possible loi pour encadrer cette procédure médicale dans le pays.

«C’est un moment où la menace d’un potentiel retournement aux États-Unis inquiètent les femmes au Canada et dans le monde entier», a-t-il déclaré, ne fermant pas la porte à une éventuelle législation.

La veille, signe de sa volonté de faciliter le droit à avortement au Canada, son gouvernement a injecté 3,5 millions de dollars canadiens (2,58 millions d’euros) pour améliorer l’accès aux services d’interruption de grossesse.

Une discussion sur l’avortement s’est aussi invitée mercredi soir au débat des aspirants au poste de chef du Parti conservateur. Seule Leslyn Lewis, unique femme dans la course de six candidats, s’est affichée ouvertement comme opposée à l’IVG.

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