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Les jeunes Canadiens manquent de moyens pour vivre en ville

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Les villes canadiennes sont de moins en moins abordables pour les jeunes de 15 à 29 ans qui souhaitent y vivre, un constat qui se fait aussi ressentir dans trois grandes villes québécoises, selon l’indice d’accessibilité réelle de Youthful Cities. 

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L’étude se penche sur les revenus et le coût de la vie dans 27 villes canadiennes pour les jeunes Canadiens en mettant en avant de nombreuses disparités entre les provinces.

Et si les villes du Québec offrent plus d’occasions d’économiser par rapport aux autres provinces, le déficit mensuel des jeunes, qui calcule la différence entre les revenus et le coût de la vie, reste quand même important.

Le déficit mensuel des jeunes à Montréal est ainsi le plus grand dans la province à 874,05 $, avec une moyenne de revenus de 2407,99 $, contre un coût de la vie estimé à 3282,04 $.

Même son de cloche du côté de Québec et de Laval, où le déficit mensuel est respectivement de 314,50 $ et de 452,28 $. Malgré ce chiffre élevé, les deux municipalités font tout de même partie des moins chers du classement.

«L’accessibilité ne devrait pas se résumer à la capacité de combler les besoins fondamentaux», a déclaré jeudi par communiqué Claire Patterson, de Youthful Cities. «Elle devrait aussi inclure la capacité de payer pour les choses qui contribuent à la vivacité d’une personne lorsque celle-ci est en mesure d’aller de l’avant et d’atteindre les jalons que l’on considère comme des signes de réussite.»

Les salaires sont les principaux obstacles à l’accessibilité des jeunes en ne suivant «pas le rythme du coût de la vie dans les villes canadiennes». Et le fait d’avoir un emploi à temps plein ne garantirait pas pour autant d’avoir les moyens de vivre dans ces municipalités.

«Les jeunes d’aujourd’hui travaillent encore de façon à pouvoir payer les essentiels. Il semble que ce n’est pas de sitôt qu’ils auront les moyens de se payer autre chose», a affirmé Mme Patterson.

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