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«Ça ne me dit rien les excuses du pape»

Le pape François sera selon toute vraisemblance à Québec le 26 juillet prochain pour renouveler ses excuses envers les Premières nations, les Inuits et les Métis. 

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Le voyage au Canada du souverain pontife aura lieu du 24 au 30 juillet. Le numéro 1 de l'Église catholique s'arrêtera aussi à Edmontun et Iqualuit. 

Des délégations autochtones se préparent déjà à cette grande visite. 

«C'est important qu'il vienne faire ici des excuses. Moi je vais accompagner un groupe d'une trentaine de personnes de Pikogan, des survivants du pensionnat de St-Marc-de-Figuery», annonce Johnny Wylde, coordonnateur des anciens du pensionnat près d'Amos et lui-même survivant qui accompagnera une délégation d'une trentaine de survivants de la communauté algonquine de Pikogan en Abitibi-Témiscamingue. 

Pour l'homme qui a passé cinq ans de sa vie dans les pensionnats et a subi des sévices de toutes sortes, le chemin vers la guérison est loin d'être terminé.

«Personnellement, ça ne me dit rien les excuses du pape. Mais pour mon travail, je respecte le choix des gens qui veulent y aller. Ma guérison n'est pas encore terminée, c'est long. Peut-être qu'après la rencontre ça aura changé quelque chose, on verra», confie-t-il.

Le pape François avait présenté des excuses historiques pour les violences perpétrées pendant des décennies dans les pensionnats autochtones au début du mois d'avril, au terme d'un séjour délégation autochtone à Rome. Il avait aussi exprimé le souhait de se rendre au Canada pour rencontrer les survivants. 

Le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery a ouvert ses portes en 1955. Des jeunes algonquins y étaient amenés de force, mais aussi des enfants d'autres nations, dont les Atikamekw. 

Les bâtiments de cet ancien pensionnat ont été détruits laissant place à un site de recueillement en hommage aux survivants. À l'échelle du pays, plus de 150 000 enfants ont fréquenté les pensionnats autochtones pendant 150 ans. 

«Nous on doit toujours apprendre à vivre avec nos blessures, mais ça touche aussi les générations plus jeunes qui veulent comprendre, et connaître ces histoires», ajoute Johnny Wylde. 

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