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Fin du port du masque: une célébration à Saguenay

La fin du port du masque obligatoire sera célébrée en grand à Saguenay et, malgré les opinions divergentes, la liberté de choix sera de mise pour tous.

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Le bar Le Berlioz dans le secteur de Jonquière organise un décompte pour souligner la fin de cette mesure.

«Ça va comme être un jour de l’An sans masques, pour ceux qui voudront bien l’enlever, a déclaré le propriétaire de l’établissement, Roger Labrecque. Je dirais que ce sera la grande majorité, les gens sont tannés.»

Il faut dire que ça n’a pas été facile pour les bars depuis deux ans.

«C’est un pas vers le futur et ça donne un espoir que même s’il y a d’autres variants, les gens vont être capables d’avoir une vie plaisante», a ajouté M. Labrecque.

Dans la population, des citoyens sont soulagés de pouvoir l’enlever, mais d’autres préfèrent le garder.

C’est le cas de Pierrette Boudreault, 87 ans, qui avec sa santé fragile a décidé de le conserver pour se sentir en sécurité. «À notre âge, on ne prend pas de chance. On n’a pas eu [la COVID] et on ne veut pas l’avoir», a-t-elle dit.

Au Salon 2013 coiffure, la propriétaire Chantale Saint-Gelais prône le libre choix pour ses clients, mais les employés continueront de le porter.

«Parce qu’on n’a quand même pas les deux mètres avec les clients. C’est encore le temps de la pandémie. Elle n’est pas partie», a expliqué Mme Saint-Gelais.

Chez d’autres commerçants, les employés ne se laisseront pas prier pour l’enlever. C’est le cas dans les restaurants.

«Je suis bien contente parce que ça fait un petit bout que ça devrait être terminé tout ça. On est rendu loin avec tout ça», a mentionné la responsable du service à la clientèle au Resto Roberto de Jonquière, Audrey Tremblay.

Selon elle, ce sera aussi la fin des tensions avec les clients qui refusaient de respecter l’obligation.

«Il y a eu beaucoup de manque de respect et ça, moi, je pense que ça ne devrait pas exister parce que nous sommes tous des humains. Nous devrions tous travailler ensemble», a expliqué Mme Tremblay.

Au Berlioz, l’équipe de sécurité de Roger Labrecque pourra également respirer davantage.

«Pour un “nightclub” comme nous, c’était difficile ces mesures-là. On intervenait des dizaines pour ne pas dire des centaines de fois par weekend.»

En deux ans, le retrait de cette mesure a une valeur symbolique. La fin du port du masque donne l’impression d’un retour à la normale.

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