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Une cycliste contrainte de quitter sa région pour progresser

Difficile de poursuivre sa carrière au Saguenay-Lac-Saint-Jean quand on est un athlète élite, comme le montre la situation d’une jeune cycliste d’Alma, qui est contrainte de quitter la région pour mieux progresser vers son but.

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Maxim Lapointe, qui aura 17 ans dans quelques semaines, est déjà l’une des meilleures au Canada dans sa spécialité.

«Plusieurs diraient que c’est un gros sacrifice, mais pas vraiment pour moi», a lancé l’adolescente.

Maxim Lapointe fonce résolument vers son objectif. «Je vise les Jeux olympiques de 2028, en cyclisme sur piste», a-t-elle affirmé avec conviction.

Maxim a raflé trois médailles chez les juniors, ou U-19, aux derniers championnats canadiens sur piste, qui se sont tenus en Ontario le mois dernier. 

Elle entreprendra son Cégep en Estrie pour profiter du futur Vélodrome de Bromont, l’automne prochain.

«Je pourrai vraiment maximiser mes entraînements», a-t-elle indiqué.

L’objectif de l’Almatoise est d’atteindre les standards nationaux aux championnats canadiens de 2023 dans sa spécialité, le 500 mètres sur piste (départ arrêté), ce qui lui donnerait un laissez-passer pour les championnats mondiaux.

«Représenter le Canada, j’aimerais vraiment ça», dit-elle, consciente qu’elle devra retrancher 1,4 seconde à son meilleur chrono. «Je suis confiante de pouvoir y arriver.»

L’Almatoise compétitionne en piste, sur route et en cyclo-cross. Pour sa première saison junior sur route, elle fera partie de l’équipe des Espoirs de Laval cette saison.

Encore beaucoup de kilométrage et d’investissements, donc, pour les parents.

«Honnêtement, on n’a jamais chiffré combien ça coûtait», dit son père Eric Lapointe. «On a toujours suivi notre cœur. Mais je peux vous dire que présentement, avec le prix de l’essence, un aller-retour vers Montréal coûte 200 dollars par fin de semaine, ce que je considère comme un frais fixe maintenant.»

«On n’est jamais allé au-dessus de nos moyens», a renchéri la mère de Maxim, Anick Lambert. «Mais on sait que son prochain vélo sur piste coûtera 10 000 dollars.»

Et où se voit Maxim dans quelques années? «Dans quatre, cinq ou huit ans, permanente au sein de l’équipe canadienne en sprint...», a-t-elle soutenu.

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