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Pénurie de main-d’œuvre : à cause de son handicap, il n'est jamais embauché

Simon Thibodeau Bellemare, un Québécois malentendant, essuie refus sur refus lors de ses entretiens d’embauche, et clame que son handicap en est la raison.

À cause de son handicap, l’homme ne peut travailler plus de quatre jours par semaine, ce qui est un frein à son embauche, estiment plusieurs compagnies.

Ainsi, sa candidature s’est vue rejetée à la STM, à la Ville de Montréal, la Ville de Longueuil, entre autres.

«À chaque fois que je fais une entrevue [...] ils me refusent, pas à cause de mes compétences, mais à cause de mes handicaps», a regretté M. Thibodeau Bellemare.

«Malgré les subventions pour les personnes handicapées, ça ne pousse pas assez», a-t-il ajouté.

Hydro-Québec s’est défendu en affirmant que M. Thibodeau Bellemare est un employé temporaire et non permanent. La compagnie soutient que le poste qu’il convoite n’est pour le moment pas à pourvoir.

Selon l'Office des personnes handicapées du Québec, ce serait plus d'un million de personnes âgées de 15 ans et plus qui vivraient avec un certain handicap.

«Je rappelle aux employeurs qu'ils ont un devoir d'accommoder ces personnes-là, de les intégrer dans un emploi qui est compatible avec leur profil», a tenu à rappeler le ministre du Travail, Jean Boulet, en ondes sur LCN.

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