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Le PQ veut plafonner le prix de l’essence à 1,60 $

Jugeant que les pétrolières s’adonnent à un «vol qualifié» auprès des automobilistes, le Parti québécois (PQ) a proposé, dimanche, de légiférer pour plafonner le prix du carburant à 1,60 $ le litre.

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«Suncor, en un an, a triplé ses revenus. Selon un récent rapport de la RBC, les compagnies pétrolières du Canada vont engranger des revenus records de plus de 150 milliards de dollars cette année. C’est un phénomène planétaire : BP est plus de riche de 53 %. C’est du vol qualifié!», s’est insurgé dans une déclaration écrite le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon.

Tandis que le prix à la pompe a atteint un sommet à 2,15 $ le litre dans la métropole, le chef du Paul St-Pierre Plamondon a plaidé pour que le gouvernement s’inspire de la France en adoptant une loi d’urgence pour bloquer la hausse du prix du carburant pendant quelques mois, voire une année entière.

«Dans le cadre de la loi, la Régie de l’énergie devrait à l’avenir fixer un prix basé sur les marges de profit des pétrolières et donner son approbation au gouvernement quant au caractère exceptionnel des circonstances pour procéder. C’est aux producteurs de prendre en charge la différence des prix, car ce sont eux qui s’enrichissent comme jamais auparavant sur le dos des Québécois», a plaidé M. St-Pierre Plamondon.

«Ce n’est pas normal ni acceptable que 85 % de l’augmentation du prix à la pompe aillent directement dans les poches des pétrolières et de leurs raffineries!», a-t-il ajouté.

Le chef péquiste a aussi profité de sa sortie pour dénoncer le manque d’alternatives pour les automobilistes qui aimeraient se convertir à la voiture électrique, mais qui se retrouvent confrontés à des listes d’attente pouvant se calculer en années.

Pour changer ce paradigme, M. St-Pierre Plamondon a suggéré au gouvernement d’obliger les constructeurs automobiles à fournir davantage de véhicules électriques.

«Contrairement à d’autres pays qui imposent aux constructeurs l’obligation de mettre en marché un taux significatif de véhicules électriques, le gouvernement de la CAQ a dormi au gaz : il n’a pas rehaussé les quotas requis de véhicules électriques, donc n’a pas forcé les constructeurs automobiles à en mettre davantage sur le marché», a dénoncé le chef du PQ.

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