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Pas d'amour pour les Leafs à Toronto

Incapables de gagner une série depuis 2004 et manifestement délaissés par certains partisans désemparés, les Maple Leafs de Toronto ne reçoivent pas de sympathie de la part des médias de la Ville-Reine.

Sur la page frontispice du Toronto Star, le titre «Il y aura toujours l’an prochain, non?» n’est rien de moins qu’une pointe d’ironie employée pour illustrer une autre sortie hâtive du club après tant de promesse et de paroles transpirant une confiance inébranlable.  

Une amorce sous le titre justifie effectivement qu’ «hier soir, il ont encore brisé nos cœurs».

Du côté du Toronto Sun, ils ont misé sur une simplicité efficace : «C’est terminé (It’s Over)». 

Un descriptif sous le gigantesque titre de deux mots évoque aussi une «peine d’amour» et qu’ «un entre-saison d’incertitude attend une équipe qui continue d’échouer en séries». 

Après que le Lightning de Tampa Bay se soit accroché à une mince avance d’un but au match numéro 7 dans le fort des Leafs, les partisans de la feuille d’érable bleue, anéantis par une sixième déception printanière consécutive, scandaient un tout autre slogan : «Nous sommes perdants! Nous sommes perdants! (We are losers!)».

N’est-ce pas les fidèles torontois, la Leafs Nation, qui ont droit à la sympathie de la planète hockey entière et qui mériteraient mieux, malgré une saison régulière historique?

Pas plus tard qu’il y a un an, leur club s’est fait montrer la porte au tour initial par les Canadiens de Montréal, équipe qui ne devait même pas être du portrait des éliminatoires, après avoir pris une avance de 3-1 dans une confrontation sous-estimée.

Mardi, les Maple Leafs menaient 3-2, mais ils ont vu le Lightning gagner les deux derniers matchs de la série par un seul but. 

Ironie du sort, c'est un joueur de Mississauga, Nick Paul, qui a marqué les deux buts des Bolts et qui les a propulsés au tour suivant.

La classe de Stamkos et Cooper    

Faisant toujours preuve d’une grande classe dans ses propos, l’instructeur en chef des vainqueurs, Jon Cooper, a imité son capitaine Steven Stamkos en prenant la défense des vétérans dans l’autre camp, allant même jusqu’à laisser entendre que, s’ils étaient sur le marché des transactions, l’organisation floridienne serait aux aguets.

«Je ne suis pas dans leur vestiaire, je dirige le Lightning de Tampa , mais je connais certains de leurs joueurs. J'ai été derrière le banc avec Morgan Rielly. J'ai été derrière le banc avec Mitch Marner. J'ai été derrière le banc avec Auston Matthews.

«Si ces gars devenaient disponibles, je serais le premier à les prendre dans mon équipe.»

Il reste à voir ce que l’été réserve à la concession ontarienne. On peut s’imaginer que le premier sur la sellette est l’architecte du club, Kyle Dubas. Il sera aussi intéressant de voir si des échanges seront conclus d’ici le repêchage à Montréal. À suivre...

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