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Tournoi Pee-Wee de Québec: les petits Canadiens couronnés

Les petits Canadiens de Montréal pourront se targuer d’avoir réussi un exploit qui échappe aux grands Canadiens depuis 1993 : remporter un championnat.

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Ce n’est peut-être pas la Coupe Stanley, mais les jeunes ont fait honneur au club qu’ils représentent en enlevant les honneurs de la classe AAA au tournoi international de hockey pee-wee de Québec, au Centre Vidéotron.

Pour ce faire, ils ont vaincu les Knights de la République tchèque au compte de 5-4, en prolongation. C’est la toute première fois en 62 ans d’histoire au prestigieux tournoi que les petits Canadiens sont sacrés champions. À ce jour, le club n’avait même jamais atteint la finale.

L’honneur revient donc aux Pionniers de Lanaudière, qui ont porté le nom et le logo de leurs idoles avec fierté. Dans le cas des Pionniers, c’est aussi un premier titre en division AAA.

Jason Pominville fier 

Au beau milieu des festivités sur la glace, l’ancien des Sabres de Buffalo et du Wild du Minnesota, Jason Pominville, souriait à pleines dents en voyant ses jeunes défiler avec le trophée.

«C’est le plus gros tournoi pee-wee au monde. On leur met ça dans la tête depuis longtemps. On est ici et on porte le chandail du Canadien. On ne peut pas être plus heureux», s’est extasié celui qui portait le double chapeau d’entraîneur-chef et de papa de Jayden, qui a inscrit un but.

Toute une remontée! 

Au-delà de la victoire, c’est la façon d’y arriver qui a produit une atmosphère électrique. Avec moins de quatre minutes à jouer, les petits Canadiens accusaient un retard de trois buts.

En moins de trois minutes, Jayden Pominville, Thomas Charbonneau et Alexis Joseph ont touché la cible pour réaliser l’impensable et envoyer tout le monde en surtemps.

En prolongation, le même Alexis Joseph a filé seul devant le gardien tchèque pour marquer le but victorieux. Une scène digne d’un film de sport où le scénario serait considéré comme surréaliste.

«C’est extraordinaire de marquer un but comme ça en prolongation devant des milliers de personnes avec la foule qui crie : Go Habs, Go! Quand je suis parti en échappée, j’ai senti tous les parents de notre côté se lever d’un coup et crier. On a fait toute une remontée», s’émerveillait encore le jeune homme, quelques minutes après le moment de sa vie.

Si les Canadiens ont fait preuve de résilience, il serait grossier de ne pas saluer la vaillance de leurs rivaux tchèques.

Ceux-ci disputaient samedi le dernier match au programme de la soirée, qui s’est étiré en tirs de barrage. Le scénario s’est répété hier matin en demi-finale face aux petits Remparts, avant qu’ils ne prennent part à la finale à peine quatre heures plus tard.

«Au fur et à mesure que le match avançait, on savait qu’ils étaient plus fatigués. Nous avions un peu plus d’énergie après avoir roulé notre banc tout le tournoi. Il reste que si tu rejoues ce match 10 fois, une fin comme celle-là n’arrivera probablement pas. On a trouvé une façon de gagner et c’est le principal», a soufflé Pominville.

Les représentants de la République tchèque avaient remporté deux des trois dernières éditions du tournoi en classe AAA.

Il est à noter que le tournoi pee-wee a annoncé une assistance globale de 139 712 spectateurs pour cette année.

Fin amère pour les petits Remparts 

Les petits Remparts ont tout fait sauf gagner en demi-finale de la classe AAA au tournoi international de hockey pee-wee. À leur troisième match de suite en surtemps, cette fois, la chance ne leur a pas souris.

La belle aventure des As de Québec, qui représentaient les Remparts, a pris fin dans une défaite de 2-1 en tirs de barrage face aux Knights de la République tchèque.

Ce n’est certainement pas par manque d’ardeur à la tâche qu’ils se sont avoués vaincus. Sonnant constamment la charge, ils ont contrôlé la rondelle et appliqué beaucoup de pression en zone adverse, sans produire les résultats escomptés.

Seul Félix Vachon est parvenu à marquer, dès la troisième minute de jeu, mais les Knights ont nivelé la marque moins de trois minutes plus tard et l’impasse a perduré jusqu’en surtemps.

«On a tout fait comme il fallait. On a pris les devants 1-0, on s’est même fait refuser un but. Pour moi, on a été en contrôle de ce match-là du début à la fin», a déploré l’entraîneur adjoint, Simon Gagné.

Damnés tirs de barrage 

Auteur d’une scintillante carrière dans la LNH, Gagné confesse qu’il n’a jamais été un ardent partisan des tirs de barrage, même s’il acceptait tant bien que mal le sort des siens.

«Moi, en tant que joueur de hockey, j’ai tout le temps eu de la misère avec ça. C’est plate parce que ça met beaucoup de pression sur les jeunes. Au hockey, tu gagnes en équipe ou tu perds en équipe. Là, ça devient individuel et tu ne sais jamais ce qui va arriver», a-t-il commenté.

Des paroles que son acolyte Jean Grignon-Francke, entraîneur-chef de l’équipe, appuyait sans réserve.

«Je savais que s’il y avait une équipe qui pouvait nous battre en tirs de barrage, c’était celle-là. Leurs joueurs sont extrêmement habiles avec la rondelle. Aucun coach n’aime les tirs de barrage, mais on avait tellement une espère d’aura avec nos deux derniers matchs qu’on a foncé», a-t-il renchéri.

Émotions fortes 

Malgré la défaite, les deux entraîneurs dressaient un bilan fort positif du tournoi de leurs troupiers.

«Pour les gars, c’était encore plus gros que la Coupe Dodge, qui sont nos séries. Toute l’année, c’était l’objectif avec la foule, l’intensité et le logo sur le chandail. On a répondu aux attentes. J’ai été agréablement surpris de la manière dont on a fait face à l’adversité durant le tournoi. À la fin, on a juste manqué de chance», a analysé Grignon-Francke.

Pour sa part, Gagné, qui a connu son lot d’émotions dans la LNH, assure qu’il a vécu des frissons similaires durant le tournoi.

«Malgré l’expérience que j’ai eu dans des gros matchs de séries, ces jeunes-là m’ont fait vivre des choses qui accotent ça, c’est sûr. Ce sont des moments dont je vais me rappeler et dont ils vont se rappeler toute leur vie.»

Le Collège de Lévis champion de la classe scolaire 

Les Commandeurs du Collège de Lévis ont mis le point d’exclamation rêvé à leur saison parfaite, en remportant le tournoi pee-wee de Québec dans la classe scolaire.

L’équipe, qui n’a perdu aucun match cette année en temps réglementaire, a poursuivi sa domination en disposant en finale des Dynamiques du Collège Charles-Lemoyne par la marque de 4-1. Plus tôt en matinée, elle avait aussi blanchi les Diabolos de Lucille-Teasdale par 2-0.

Saison parfaite, journée parfaite, championnat parfait, donc! D’autant plus qu’il s’agit d’une première pour le programme dans le cadre du tournoi.

«On savait que nos chances étaient bonnes si on travaillait fort. C’est ce que les gars ont fait et ça a payé. C’est une journée et un parcours incroyables», a souligné l’entraîneur-chef Frédéric Bernier.

En demi-finale et en finale, Jonathan et Christopher St-Hilaire ont inscrit chacun deux buts. Dans le match ultime, Jérémy Picard a complété la marque avec un doublé.

Il s’agissait pour lui d’un moment spécial, puisqu’il vivait son deuxième championnat au tournoi, après avoir gagné dans la catégorie BB il y a deux ans.

«C’était moins stressant cette fois, mais les deux expériences étaient vraiment le fun. On a été très intenses dans les deux matchs aujourd’hui», a noté le fier champion.

Le résultat s’avère particulièrement satisfaisant, surtout après les mois de COVID qui ont miné la pratique du sport chez les jeunes.

«C’est un groupe très spécial», a noté Frédéric Bernier. J’ai vu beaucoup de résilience. Mes joueurs ont défendu les couleurs du Collège de Lévis avec brio. Ils rêvaient de ce tournoi depuis deux ans et tout ce qui leur arrive est mérité.»

Les Italiens couronnés en BB 

Dans la classe BB, les Gladiators d’Aoste ont enlevé les honneurs en triomphant coup sur coup des Îles-de-la-Madeleine (2-0) et de l’Express 2 de la Rive-Sud (7-1).

C’est un premier sacre au tournoi pour les Italiens.

«Nous avons vécu une année fantastique à tous nos niveaux dans le hockey à Aoste et cette victoire à Québec, c’est le couronnement», s’est réjoui l’entraîneur Luca GiovInazzo.

À l’inverse, la pilule était difficile à avaler pour l’Express.

«C’est dur pour tout le monde. C’est une fin très émotive. Il reste que c’est un super beau tournoi et quand tu finis ici au Centre Vidéotron, gagne ou perd, ce n’est que de la fierté», a philosophé le pilote Mathieu Légaré.

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