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Biométhanisation en Montérégie : le Canada et le Québec investissent plus de 65 millions $

Biométhanisation

Illustration courtoisie

Les gouvernements du Québec et du Canada ont annoncé lundi un investissement conjoint de plus de 65 millions $ pour agrandir des installations de biométhanisation en Montérégie.

Les installations de biométhanisation appartenant à la Société d'économie mixte de l'est de la couronne sud (SÉMECS), situées dans le parc industriel Novoparc de Varennes, seront agrandies dans le cadre d’un projet évalué à 100 millions $. Les travaux ont commencé de manière préliminaire à l'été 2020.
La SÉMECS a pour mission de traiter les matières organiques afin de produire une énergie renouvelable.

Le ministre de l'Environnement et du Changement climatique du Canada, Steven Guilbeault, et le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, Benoit Charrette, ont fait l’annonce de cet investissement conjoint. La nouvelle partie de l’usine devrait être mise en exploitation complète en janvier 2023.

Traiter plus de matières organiques

Les travaux visent à augmenter la capacité de traitement par biométhanisation des installations de la SÉMECS, pour les matières organiques résiduelles provenant des municipalités de l'agglomération de Longueuil. Ils permettront de traiter 85 000 tonnes de matières organiques de plus par année.

Le gouvernement du Canada versera plus de 25 millions $ provenant du volet «Infrastructure verte» du Programme d'infrastructure Investir dans le Canada (PIIC), pour l'agrandissement de l'usine de traitement. Le Québec accordera pour sa part près de 40 millions $ provenant du Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage (PTMOBC).

Le Cabinet du ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques estime que l'agrandissement des installations actuelles permettra des réductions additionnelles d'émissions de gaz à effet de serre (GES) de près de 15 000 tonnes d'équivalent CO2 par année, soit l'équivalent de quelque 4 285 voitures de moins sur les routes.

Le secteur des déchets est la cinquième plus grande source de GES au Québec, selon l'Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2019.

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