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Le Canada en faveur d’une accession rapide de la Finlande et la Suède à l'OTAN

Le Canada se rangera du côté de la Finlande et de la Suède dans leurs souhaits de rejoindre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et espère que leur entrée se fera rapidement en raison de la guerre en Ukraine.

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«Nous sommes en faveur et nous sommes en faveur non seulement d’une accession, mais d’une accession rapide», a indiqué la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, lors d’un point de presse, lundi.

Évoquant les valeurs communes et les «armées fortes» des deux pays, la ministre n’a pas caché l’objectif d’Ottawa d’être un des premiers pays à ratifier leur entrée.

«Contrairement à plusieurs pays, nous avons un processus qui est très rapide», a-t-elle précisé, en ajoutant qu’elle avait déjà échangé avec l’opposition à ce sujet.

«Il y a un consensus très large sur la question, alors nous espérons être en mesure de faire la ratification au cours des prochains jours», a affirmé Mme Joly.

Il est cependant nécessaire d’attendre que l’OTAN finalise le processus avant que les pays membres se penchent sur la ratification. Si celle-ci intervient après la session parlementaire, l’exécutif canadien a la juridiction pour donner son accord, a assuré la ministre.

La place des pays arctiques serait par ailleurs renforcée par l’entrée de la Finlande et de la Suède, puisque sept de ces huit pays feraient partie de l’Alliance si leurs demandes sont ratifiées.

La Finlande a lancé le bal la semaine passée en déposant devant son Parlement sa demande d’adhésion à l’Alliance afin de se protéger de l’offensive russe.

Sa voisine, la Suède, a choisi de suivre la même direction et a fait part de sa demande lundi, après des dizaines d’années de neutralité et de non-alignement militaire.

Les deux pays ont cependant réclamé des garanties de protection en cas d’attaque de la Russie, puisque les États candidats à l’OTAN ne sont pas protégés par le pacte. La Norvège, le Danemark et l’Islande, déjà membres, ont répondu favorablement à leur demande.

Seule ombre au tableau, la Turquie, qui s’oppose à ces adhésions en reprochant notamment à la Suède de faire preuve de bonté auprès du Parti des travailleurs du Kurdistan, un parti identifié sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.

Sur cette question, la ministre Joly a avancé qu’elle avait eu plusieurs discussions avec ses homologues finlandais, suédois et turc.

«Les enjeux bilatéraux ne doivent pas faire en sorte de retarder l’accession de la Suède et de la Finlande», a-t-elle soutenu.

- avec l’AFP

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