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Le projet de loi 96 victime d’une campagne de désinformation, déplore le ministre Jolin-Barrette

En entrevue à l’émission «Le Bilan», le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a défendu bec et ongles le projet de loi 96, lundi.

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D’emblée, ce dernier a tenu à rassurer la communauté anglophone face aux inquiétudes et à la grogne exprimées par plusieurs citoyens au cours des derniers jours.

«Le projet de loi 96 préserve les droits des institutions anglophones», assure le ministre.

M. Jolin-Barrette affirme que beaucoup de fausses informations circulent quant au projet de loi 96.

«Il n’est pas question d’attaquer les soins de santé, de remettre en question les différents éléments qui sont soulevés. Je pense qu’il y a beaucoup d’exagérations», soutient-il.

Le ministre caquiste trouve d’ailleurs «dramatique» de voir la cheffe libérale Dominique Anglade s’associer à des personnes tenant des propos «radicaux non fondés» par rapport au projet de loi.

«Il y a beaucoup d’incompréhension et parfois c’est monté en épingle par le Parti libéral du Québec. L’amendement sur les trois cours de français, ça a été proposé par le Parti libéral. Une journée, ils proposent quelque chose et la journée suivante, ils vont manifester avec des gens qui comparent le projet de loi 96 à l’invasion de l’Ukraine par la Russie», mentionne Simon Jolin-Barrette.

Le ministre maintient que le projet de loi remplit plusieurs objectifs, dont celui d’assurer que le français soit la langue commune des Québécois.

«Au Québec, on ne doit pas s’excuser d’être une société de langue française. On doit être fier et on doit surtout envoyer le message qu’on peut réussir sa carrière, qu’on peut réussir sa vie en français au Québec», affirme-t-il.

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Pas d’exception 

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec, Ghislain Picard, réclame que les étudiants autochtones soient exemptés de l’obligation de suivre trois cours de français au cégep. Le ministre Jolin-Barrette ne voit toutefois pas les choses de la même façon.

«La loi s’applique à tous de la même façon», clame-t-il.

Selon Simon Jolin-Barrette, les trois cours de français obligatoires contribueront à permettre aux anglophones, allophones et autochtones de mieux s’intégrer dans la société québécoise et d’accéder plus facilement à des emplois de qualité.

Le ministre n’entend pas apporter d’autres modifications au projet de loi, qui approche de l’étape de l’adoption.

Néanmoins, il promet de bien expliquer le contenu du projet de loi afin de démentir les «fausses informations» qui circulent.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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