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Les ventes résidentielles au pays à leur plus bas niveau depuis l'été 2020

Joël Lemay / Agence QMI

Les ventes résidentielles ont chuté de 12,6% à l'échelle nationale en avril 2022, comparativement au mois précédent, ce qui a amené les ventes mensuelles à leur plus bas niveau depuis l'été 2020.

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Selon les statistiques de l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), la baisse nationale est principalement attribuable au Grand Toronto, mais également à 80% des marchés locaux où une diminution est observée.

Montréal fait partie des exceptions au Canada, comme Victoria et Halifax-Dartmouth, où les ventes ont légèrement augmenté.

Le nombre de transactions réelles (non désaisonnalisées) en avril 2022 a baissé de 25,7 % par rapport au record pour ce mois établi l'année dernière. Cependant, comme on le constate depuis l'été dernier, les ventes d'avril se classent tout de même au troisième rang des ventes d'avril jamais enregistrées, derrière celles de 2021 et de 2016.

En avril, le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays s'établissait à un peu plus de 746 000 $, soit une hausse de 7,4%.

Le prix moyen national est fortement influencé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l'on exclut ces deux marchés du calcul d'avril 2022, le prix moyen national baisse d'environ 138 000 $.

Hausse des coûts d’emprunt

«Après environ deux années de résultats records, les marchés de l'habitation dans de nombreuses régions du Canada ont ralenti assez fortement au cours des deux derniers mois, en phase avec une hausse des coûts d'emprunt ainsi qu'une lassitude des acheteurs», a déclaré Jill Oudil, présidente de l'ACI, par voie de communiqué lundi.

Ce ralentissement pourrait enfin donner aux acheteurs plus de temps pour examiner les options sur le marché.

Selon Shaun Cathcart, économiste principal à l'ACI, le marché réagit fortement maintenant parce que les taux hypothécaires réduits habituels sur cinq ans sont passés, en un mois, de 3 à 4%.

Pour les emprunteurs à taux fixe, il vient de passer de 5,25% à juste plus de 6%, soit une augmentation de presque 1% en un mois.

«La Banque du Canada n'aura pas besoin d'intervenir bien davantage pour que cette situation commence à influencer aussi les taux variables», a ajouté l’économiste.

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