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Pénurie de main-d’œuvre: l’immigration est la solution au problème

L’immigration est le mot-clé pour contrer la pénurie de main-d’œuvre, ont mentionné des intervenants de divers milieux lors d’une grande rencontre sur la pénurie de main-d’œuvre organisée lundi à Alma par le Bloc Québécois.

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C’est près d’une centaine d’intervenants qui se sont réunis à travers quatre panels distincts pour discuter de la situation.

«L’information et les idées, ça vient d’eux autres. Ça se brasse. On n’a pas la prétention de connaître la réponse avant d’avoir posé la question. On s’en vient penser tout haut», a dit le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet.

Le député du Bloc dans Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, est sorti enthousiaste de ces discussions. «Ce que je trouve encourageant aujourd’hui, c’est qu’il y en a des solutions. Et qu’elles proviennent du milieu», a-t-il dit.

Parmi les constats, on retrouve les lourdeurs à Citoyenneté et Immigration Canada.

«Le constat numéro un pour moi [c’est qu’il] y a un gros travail à faire à Citoyenneté Immigration», a déclaré le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard.

De plus, les jeunes ont des priorités différentes des générations précédentes. «Ce ne sont plus nécessairement les conditions matérielles. [Ce sont] plutôt des milieux de travail où les gens peuvent se réaliser», a ajouté le député Simard.

La grande proposition, c’est un coup de barre dans le système d’immigration, devenu un casse-tête, entre autres, pour les agriculteurs qui manquent d’employés.

«Il y a des agriculteurs qui disaient, on va être obligés de laisser pourrir dans le champ», a indiqué Alexis Brunelle-Duceppe.

D'autres solutions

Parmi les autres solutions proposées, on compte des incitatifs fiscaux pour attirer les retraités, des crédits d’impôt pour des jeunes travaillant en région ainsi qu’un programme pour aider les PME à prendre le virage 4.0 de l’automatisation plutôt que de subventionner les grandes industries.

«Dans l’automatisation, il faut [voir] un outil de développement régional et non pas un outil qui vient améliorer le bilan financier des grandes entreprises», a précisé Mario Simard.

Cette solution est aussi préconisée par son chef. «Il n’y a pas si longtemps, c’était le diable l’automatisation. Aujourd’hui, on en a gravement besoin», a évalué Yves-François Blanchet.

Une autre idée serait de permettre aux étudiants étrangers de travailler plus de 20 heures par semaine.

«Si on leur donnait la possibilité de travailler 40 heures, on viendrait à ce moment-là, de régler bon nombre d’entreprises», a mentionné Alexis Brunelle-Duceppe.

D’autres ont proposé des jumelages de main-d’œuvre entre entreprises touristiques, mais la flexibilité de certains programmes est requise pour y parvenir.

«Cette flexibilité-là et l’agilité des programmes, ça, c’est une problématique qui a été identifiée aussi parce qu’on n’est pas toujours capable de faire ce qu’on voudrait», a expliqué Éric Larouche, propriétaire d’hôtels et de RL Énergies.

Les intervenants présents sont heureux d’avoir pu échanger et s’exprimer sur les défis que représente la main-d’œuvre.

«Il y a eu un bel échange d’idées qui fait qu’on repart d’ici avec quelque chose de bien», a dit le maire de Dolbeau-Mistassini, André Guy.

Le préfet de la MRC Lac-St-Jean-Est, Louis Ouellet, est d’avis que l’immigration devrait être facilitée. «Il y a des éléments au niveau du gouvernement fédéral qui devraient être assouplis pour faciliter la venue de gens sur notre territoire», a-t-il précisé.

Le président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), Donat Pearson, souhaite que les idées proposées se rendent jusqu’à Ottawa. «J’espère que le signal de l’exercice va faire en sorte que nos députés de la région vont amener le message au gouvernement que ça prend des changements dans les milieux de travail», a-t-il expliqué.

Le chef du Bloc est persuadé qu’un tel brassage d’idées provenant de la population doit être pris en considération. «Il faut que la demande du milieu soit tellement claire que le gouvernement n’ose pas s’obstiner avec le milieu et mettre en place les mesures souhaitées», a ajouté Yves-François Blanchet.

Le Bloc a affirmé que les propositions soulevées au Saguenay-Lac-Saint-Jean sont applicables à la grandeur du Québec.

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