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Un nouveau poste de police pour la communauté Uashat mak Mani-Utenam

La communauté de Uashat mak Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, renforce son corps policier avec la construction d’un nouveau poste de police à Mani-Utenam ainsi qu’une entente avec Québec et Ottawa permettant l’embauche de 3 nouveaux policiers.

La réalité démographique de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam a changé depuis quelques années. Les 2 territoires de réserves comptent aujourd’hui le même nombre de citoyens, soit environ 3500 chacun.

Cependant, Mani-Utenam, auparavant moins populeuse, n’a pas de poste de police et sa population en réclamait un.

Un projet sera mis en branle l’automne prochain, afin de construire un poste de proximité au coût de 5,5 millions $.

Selon le chef Mike McKenzie, le projet permettra notamment de raccourcir les délais d’intervention dans cette partie de la communauté située à 16 km du poste de police actuel.

«Les interventions policières prenaient de 15 à 20 minutes. La communauté grossit d’année en année. La sécurité publique pour les gens de Mani-Utenam est aussi importante que pour Uashat. C’est un pas important», a-t-il déclaré.

Le Conseil des Innus a signé une entente avec les gouvernements du Québec et du Canada pour le financement à long terme de son corps de police, la Sécurité publique de Uashat mak-Mani-Utenam (SPUM). Les coûts seront assumés à 52% par Ottawa et 48% pour Québec. Lundi matin, les gouvernements ont aussi annoncé des aides financières pour le remplacement du système de répartition des appels d’urgence et l’embauche de 3 nouveaux policiers pour s’attaquer à la lutte contre le crime organisé.

«Tous ces éléments vont mieux outiller la SPUM à faire face aux problématiques que l’on connait présentement, entre autres, la lutte aux stupéfiants, a indiqué le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. Aussi, le crime organisé qui, malheureusement, tente d’aller dans les communautés autochtones. C’est un message fort qu’on envoie aujourd’hui. On les dote d’outils et de policiers supplémentaires pour faire face à cette réalité-là.».

Le ministre a fait cette annonce au nom de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. Une heure plus tard, il s’est déplacé au musée Shaputuan de Uashat avec son collègue Jonatan Julien, ministre responsable de la Côte-Nord, au sujet d’une entente de développement culturel de 1,1 million $ avec l’Institut Tshakapesh. Cet organisme voué à la sauvegarde de la langue et de la culture innue créera un nouveau volet à sa mission : le développement du patrimoine innu.

«C’est important parce qu’il faut garder la mémoire de ce qu’on est en tant que nation, que ce soit par le matériel et l’immatériel aussi», a indiqué la directrice Innu-aimun mak innu aitun de l'Institut Tshakapesh, Karine Régis.

L’Institut Tshakapesh souhaite mettre en place un centre de préservation du patrimoine innu.

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