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Des plantes indigènes pour protéger Sainte-Flavie de l'érosion

«En 2010 notre communauté a été attaquée», a lancé d’entrée de jeu le maire de cette municipalité du Bas-Saint-Laurent, Jean-François Fortin. «C’est un cataclysme qui a touché les gens, tant physiquement qu’émotivement. Depuis 2010, on a tenté d’apprendre de tout ça pour éviter d’être des victimes, mais plutôt d’être des acteurs de notre propre changement».

Au lieu de procéder par l'enrochement, Les Amis des Jardins de Métis planteront plutôt des espèces indigènes le long des berges. Il s'agit d'un projet-pilote financé en partie par le Fonds de Solidarité FTQ. Déjà 30 000 $ ont été injectés, tandis que le coût total du projet est estimé à 60 000 $. 

Les travaux devraient être terminés d'ici l’été 2023

«Une végétation traditionnelle permet souvent de faire mourir la vague d’une manière plus progressive, ce qui engendre moins d’érosion côtière», a expliqué le maire.

«Ce projet va nous permettre de produire davantage de plantes, ce qu’on appelle les lignes des sables, mais aussi d’essayer d’autres plantes, des végétaux, des arbustes, des arbres et surtout des plantes comestibles qui sont quand même intéressantes, mais très peu connues», a ajouté Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis.

Depuis 2010, plus d'une soixantaine de résidences ont soit été détruites ou déplacées. D'autres familles pourraient également devoir partir.

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