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«Jusqu’au prochain moi»: une pièce de cirque signée Didier Lucien

Joël Lemay / Agence QMI

Didier Lucien n’en est pas à son premier cirque. Quatre ans après avoir mis en piste les finissants de l’École nationale de cirque de Montréal dans «L’amour et les extraterrestres», le comédien et metteur en scène a renouvelé l’expérience cette année, mais cette fois dans une formule bien différente.

Ce qu’il a créé avec les finissants de cette année n’est pas un «show de cirque» à proprement parler. «Jusqu’au prochain moi» se situe plutôt à mi-chemin entre une pièce de théâtre et un spectacle de cirque; ce que le metteur en scène appelle «une pièce de cirque».

Elle raconte l’histoire de quelqu’un qui rêve à quelqu’un d’autre, d’être quelqu’un d’autre et peut-être même de devenir ce rêve, a décrit Didier Lucien, mardi, en entrevue avec l’Agence QMI lors d’une répétition publique à l’École nationale de cirque.

Avec «Jusqu’au prochain moi», le metteur en scène a voulu produire quelque chose qui lui permettrait atteindre un autre niveau d’écriture. «Au théâtre, il doit y avoir un début, un milieu et une fin, d’une certaine façon. Cette fois, je le vois plus comme une peinture, comme un casse-tête», a-t-il expliqué. La pièce qu’il a créée n’est donc pas une suite de numéros, mais une suite de tableaux, avec plusieurs numéros à l’intérieur qui s’imbriquent les uns dans les autres, a-t-il précisé.

En même temps, le comédien qui a marqué toute une génération avec son interprétation de Bob Dieudonné-Marcellin dans l’émission «Dans une galaxie près de chez vous» voulait concevoir un spectacle un peu plus adulte, inspiré de la mythologie tout en restant simple. «On va dans les zones sombres aussi. Ce n’est pas forcément que joyeux, et je peux me permettre de faire ça avec la mythologie. Je peux passer d’un pôle à un autre, de l’enfer au paradis», a-t-il décrit, ajoutant que ce spectacle resterait accessible en plus d’avoir un côté humoristique bien présent.

Le jeu des perspectives

Didier Lucien a aussi fait savoir en entrevue qu’il y aurait des interventions clownesques, en plus des trapézistes, des contorsionnistes et des artistes de mât chinois – des numéros qui ont été présentés aux journalistes mardi comme avant-goût du spectacle qui sera offert à La Tohu à la fin du printemps.

Cependant, la pièce n’aura pas de personnage principal «parce qu’au final, nous sommes tous les mêmes».

«Dans le spectacle, [les artistes] sont tous la même personne. Ils pourraient être l’autre à côté et l’autre à côté se voit comme un miroir ou comme une ombre, comme une poupée russe. On découvre toujours une nouvelle facette de nous et c’est peut-être ça aussi “les autres”», a-t-il dit.

Les costumes qui n’ont pas encore été dévoilés refléteront d’ailleurs cette réflexion. Le metteur en scène a à ce propos promis, sans oser trop en dévoiler, que le spectateur verra double lors des représentations, en plus d’être étonné et émerveillé.

Le spectacle des finissants de l’École nationale de cirque, «Jusqu’au prochain moi», sera présenté dans la salle circulaire de La Tohu du 2 au 12 juin.

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