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La grève chez Molson profite aux microbrasseurs de Trois-Rivières

Les réserves de bière sont à sec en raison du conflit de travail chez Molson à Longueuil qui perdure depuis la fin du mois de mars. Pour pallier le manque de produits, les dépanneurs, épiceries, restaurants et bars se tournent vers les brasseries locales.

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Les nombreux problèmes du géant de la bière deviennent donc une occasion de croissance rapide pour les plus petits brasseurs. Les microbrasseries développent à grande vitesse leur réseau de détaillants.

«On a pratiquement doublé les ventes», a confirmé Sébastien Bourassa, membre de la Coopérative Le Temps d'une Pinte à Trois-Rivières.

«Avec la grève chez Molson, ça nous donne un grand terrain de jeu. On avait envisagé de développer le marché des bars et restaurants, mais c'était plus un projet à moyen et long terme. Ça nous force à aller plus vite», a renchéri Guy Lafrenière, le copropriétaire de la microbrasserie La Forge du Malt, également à Trois-Rivières. Son entreprise a d’ailleurs décidé de devancer ses projets d'expansion. Pas moins de 500 000 $ seront investis pour accroître la productivité.

Les besoins étant nombreux, le Temps d’une Pinte a dû, pour sa part, revoir son réseau de distribution. L’entreprise a décidé de concentrer ses efforts en Mauricie. «On centralise toutes nos ventes dans notre région. Montréal et Québec, on n'a plus de bière malheureusement. Je fournis ma gang d'ici en priorité», a expliqué Sébastien Bourassa.

La pénurie de bière est aussi problématique pour les propriétaires de dépanneurs. D'ailleurs, la grève chez Molson n'est pas la seule source d’inquiétude. «La bière de marque Corona est un des gros vendeurs de l'été, mais on n'est pas capable d'avoir des produits. Chez Labatt, ce serait des problèmes d'approvisionnement pour les bouteilles», a mentionné Julie Lemieux, la propriétaire du Marché du Boisé.

La femme d'affaires, qui offrait déjà plusieurs produits de microbrasserie dans son commerce, ne cache pas qu'elle profite de l'occasion pour faire connaître les produits locaux. «Ça ne prend pas grand-chose, il suffit que les gens essaient une bière deux ou trois fois pour créer l'habitude», a-t-elle souligné.

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