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Langue française: le PQ lance une campagne de pub sur la loi 101 au cégep

Au moment où les élus à Québec s’apprêtent à voter sur la réforme de la loi 101, le Parti Québécois lance une campagne publicitaire pour exiger que les cégeps anglophones soient réservés uniquement à la minorité historique de langue anglaise. 

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La formation souverainiste a acheté des espaces sur 134 abribus de la région montréalaise pour réclamer l’imposition de la loi 101 au niveau collégial. 

«Loi 101 au cégep : Agissons avant qu’il soit too late», peut-on lire en surimpression des mots «trop tard», comme si les mots avaient été ajoutés au graffiti. 

Parti Québécois

Illustration courtoisie

La campagne se concentre principalement à Montréal, avec des affiches également à Longueuil et à Laval, pour une durée d’une semaine. «On veut rappeler que tous les experts entendus en commission parlementaire s’entendent pour dire que le projet de loi 96 ne renversera pas le déclin du français au Québec. On veut envoyer le message qu’il y a des solutions», explique le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.

À quelques mois des prochaines élections, le parti veut faire connaître ses propres solutions pour renverser le déclin du français, plutôt que les « demi-mesures cosmétiques » présentées par le gouvernement Legault. 

Une réforme qui divise

Avec seulement trois semaines restantes au calendrier parlementaire, les députés à Québec voteront bientôt sur cette réforme de la loi 101 qui suscite la grogne autant chez les anglophones que chez les plus ardents défenseurs de la langue française. 

D’un côté, un millier de personnes ont manifesté la fin de semaine dernière pour dénoncer une attaque contre les droits fondamentaux de la minorité historique. À l’opposé, les plus nationalistes considèrent que le projet de loi ne va pas assez loin. 

Le PLQ a déjà annoncé qu’il votera contre la réforme, notamment en raison du plafonnement des places dans les cégeps anglophones. QS réclame pour sa part qu’on exempte les communautés autochtones, mais appuiera tout de même le projet de loi.  

Le PQ, lui, fait durer le suspense, même s’il manifeste sa déception depuis plusieurs mois face aux mesures proposées. «On va faire savoir notre position sur le vote prochainement», assure Paul St-Pierre Plamondon.   

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