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Rapport de la coroner Kamel sur les CHSLD: un service civique volontaire d’urgence pour éviter un autre désastre

L’une des propositions de la coroner Kamel sur le drame vécu dans les CHSLD consiste à créer un service civique volontaire. J’avais fait cette proposition au mois de mai 2020, il y a exactement deux ans. J’en publie le contenu afin d’éviter un autre désastre humanitaire.  

La situation sanitaire dans les CHSLD du Québec requiert une solution permanente pour faire face au virus de la COVID-19 et à toute éventuelle situation de pandémie. On ne peut avoir recours à l’armée chaque fois que nous manquons de bras dans les CHSLD. Pourquoi ne pas mettre sur pied un service civique volontaire d’urgence? 

Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Jean Baillargeon sur QUB radio:  

La mission de ce service civique consisterait à mobiliser des ressources humaines qualifiées vers des missions éclair et ponctuelles axées sur l’intervention rapide. Terminé la perte de temps pour des examens de qualification, des lettres de recommandation, des autorisations de syndicats ou de corporations professionnelles pour négocier des salaires ou conditions de travail! Comment? L’adoption d’une loi de la sécurité publique encadrerait l’ensemble des actions des volontaires participant au service civique. 

En effet, le ministère de la Sécurité publique a déjà, sous sa responsabilité, la sécurité civile, une organisation qui se déploie lors de situations d’urgence telles que des inondations. Pourquoi ne pas y joindre un service civique volontaire axé sur l’intervention rapide de ressources humaines en situation de crise, notamment lors d'une pandémie ou en situation de catastrophe naturelle?   

Écoutez l’éditorial de Philippe-Vincent Foisy, tous les jours à 6h30 et 7h30, en direct à QUB radio:   

Moins de lourdeur bureaucratique  

Ce service civique d’urgence permettrait de mobiliser rapidement des personnes qualifiées pour répondre à des situations exceptionnelles, comme une pandémie ou un désastre écologique. Ses membres seraient formés pour porter une aide immédiate pendant une période temporaire, afin de limiter les pertes de vie humaine. L’une des difficultés actuelles du système de santé réside dans la lourdeur bureaucratique, où il est difficile de mobiliser rapidement des ressources humaines qualifiées. Des règlements bureaucratiques et le travail en silos des différents syndicats ou ordres professionnels complexifient la mobilisation de ressources humaines. 

Les personnes volontaires qui se joindraient à ce service civique d’urgence viendraient de divers horizons: policiers, pompiers, ambulanciers, infirmiers, infirmières auxiliaires, préposés aux bénéficiaires, étudiants en médecine, service social, psychologie, sociologie, techniques policière et infirmière, etc. Ils auraient des formations à jour, et une loi leur garantirait leur poste après leur mobilisation pour des actions urgentes. 

Des cours de civisme et de formation civique obligatoires, soutenus par des stages l’été, pourraient favoriser, dès l’école secondaire, le CÉGEP ou l’université, le recrutement de jeunes qui cherchent l’action tout en voulant aider les personnes les plus défavorisées. 

Sortons le Québec de la paralysie bureaucratique et corporatiste en favorisant l'engagement civique et la solidarité communautaire. La création d’un service civique d’urgence permettrait une mobilisation rapide d’une brigade de volontaires travaillant en équipe et motivés pour aider les plus démunis de notre société. 

Photo courtoisie

Jean Baillargeon, expert-conseil en communication et analyse stratégique

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