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La densification urbaine comme solution à la pénurie d'eau potable

Confrontés au manque d'eau potable dans certaines régions du Québec, les maires des villes concernées devront «mettre la pédale douce sur le développement [urbain]», a prévenu le préfet de la MRC Brome-Missisquoi.

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Alors que l'été a décidé de se pointer le bout du nez hâtivement, plusieurs municipalités du Québec ont dû mettre en place des mesures afin de freiner le gaspillage d'eau potable. C'est notamment le cas de la ville de Sutton qui a dû geler les nouvelles constructions dans un secteur à cause d'un manque d'eau potable.

«Il faut être préventif. On est souvent dans le curatif au niveau de l'environnement, mais là, il faut réellement prendre de front la problématique», a prévenu Patrick Melchior, préfet de la MRC Brome-Missisquoi et maire de Farnham, dans une entrevue avec QUB radio jeudi.

Certaines villes du Québec n'auront pas le choix de freiner le développement urbain, selon lui. Or, les nouveaux quartiers représentent une grande partie des revenus pour ces villes qui en dépendent pour offrir davantage de services à la population. Pour M. Melchior, la densification urbaine pourrait être une solution, mais il faudrait d'abord «mettre la pédale douce sur le développement.»

Si l'étalement urbain est positif pour les revenus d'une ville, il l'est moins pour ce qui touche à l'eau potable. 25 nouvelles maisons, c'est autant plus d'eau potable à fournir, ce que certaines villes ne pourront plus se permettre à long terme.

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

La densification urbaine pourrait donc être une solution, l'empreinte écologique étant moins grande qu'avec l'étalement urbain. «À Farnham, le débit des réseaux d'aqueducs va bien, ce n'est pas encore un problème. Mais si on se met à faire de l'étalement, c'est là qu'il y a du danger», a expliqué le maire de Farnham.

L'enjeu, c'est que les gens ont souvent déménagé à Sutton ou à Farnham pour la proximité avec la nature, pour ne pas avoir de voisins immédiats et pour avoir une certaine tranquillité. Or, la densification urbaine nécessiterait de plus petits espaces. «Des terrains à 30 000, 40 000 pieds carrés, on peut oublier ça. C'est du passé, malheureusement, si on veut prendre soin de la planète», a précisé M. Melchior.

«Ça coûte cher de prendre soin de la planète, et ça me rend triste, parce que ça ne devrait pas», a-t-il ajouté.

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